« Tant que la loi est écrite sur le papier, les mafieux s’en fichent, ils espèrent que la loi ne s’applique pas, qu’année après année les gens se résignent et que tout reste en place. Mais s’ils nous voient unis, décidés à la prendre pour de bon cette terre qui nous revient, alors ils commencent à comprendre que la tyrannie n’est pas un droit et que si quelqu’un a le pouvoir entre ses mains il ne peut pas fabriquer les lois à sa convenance. »
Massimo Barilla et Salvatore Arena
Rubriques : Théâtre-récit |
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« Les meurtres sont accomplis par des enfants soldats en public.
Après leur premier crime, leur obéissance sera totale.
Le fonctionnement de la majeure partie des armes est aujourd’hui très simple elles peuvent être démontées, remontées et utilisées par un enfant de moins de dix ans. armes légères fabriquées en occident et payées avec leurs diamants, leur pétrole, leur terre et leur vie. »
Francesco Niccolini
« Il est aisé de concevoir l’une des causes de ce phénomène: le cours de l’expérience a baissé. Et il a l’air de prolonger sa chute. Nul jour qui ne nous prouve que cette baisse ait atteint un nouveau record, que non seulement l’image du monde extérieur mais celui du monde moral ait subi des changements considérés avant comme impossibles. Avec la Grande Guerre un processus devenait manifeste qui, depuis, ne devait plus s’arrêter. Ne s’est-on pas aperçu à l’armistice que les gens revenaient muets du front? non pas enrichis mais appauvris en expérience communicable. Et quoi d’étonnant à cela? Jamais expérience n’a été aussi foncièrement démentie que les expériences stratégiques par la guerre de position, matérielles par l’inflation, morales par les gouvernants. Une génération qui avait encore pris le tramway à chevaux pour aller à l’école se trouvait en plein air, dans un paysage où rien n’était demeuré inchangé sinon les nuages; et, dans le champ d’action de courants mortels et d’explosions délétères, minuscule, le frêle corps humain. »
Walter Benjamin
Rubriques : Benjaminia, Théâtre-récit |
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« Nicola pensait que si l’institut était encore là, c’était juste une erreur de la bureaucratie. Comme les tas d’ordures qui restent au milieu de la rue quand la mairie n’arrive pas à se mettre d’accord avec les éboueurs pour les faire ramasser. »
Ascanio Celestini
« Un homme est assis dans la pièce. Il regarde le robinet qui fuit. L’homme pense : c’est juste une goutte d’eau. »
Ascanio Celestini
« Alors j’ai repensé à cette vieille histoire du loup, de la chèvre et du chou. Eh bien donc, il y a un paysan. Et ce paysan, il a une barque. Oui, c’est bizarre qu’un paysan ait une barque et pas un tracteur et un motoculteur mais bon, celui-là il a une barque, voilà. »
Ascanio Celestini
« Il était une fois un petit pays.
Dans le petit pays il y avait un petit gouvernement. Il y avait aussi une petite école.
Mais le petit gouvernement et le petit pays pensèrent qu’il y avait trop d’enseignants dans la petite école et il dirent éliminons les enseignants qui enseignent des matières qui ne sont pas indispensables parce que trop de matières vont mettre la confusion dans l’esprit des enfants et les enfants sont stupides. »
Ascanio Celestini
« Dans ces moments-là Kohlhaas sentait que son cœur aussi était un cercle, un enclos et que lui, Kohlhaas, il était au centre de son cœur et que son cœur était au centre du cercle de ses chevaux… dans ces moments-là Kohlhaas sentait que même Dieu… Kohlhaas était très religieux mais il n’aurait jamais dit à un prêtre ce qu’il pensait en cet instant… que même Dieu, à présent, était là, dans le cercle… mieux… que Dieu, c’était ses chevaux! »
Marco Baliani et Remo Rostagno
« Juillet 1956: Le journal italien l’Unità publie enfin un article dénonciateur très circonstancié sur les conditions de travail des mineurs en Belgique.
Quelques jours plus tard:
8 Août 1956 Marcinelle: 262 morts, 136 italiens.
8 heures du matin. Bassin de Charleroi, Marcinelle, nom de la mine : Amer-Cœur. »
Mario Perrotta et Nicola Bonazzi
« Après dix années de combats, d’épées, de sang. Qu’est-ce que vous auriez fait?
Vous n’y auriez pas cru? Vous n’auriez pas cru qu’ils étaient partis? Qu’ils avaient quitté cette terre? Qu’ils avaient laissé seulement ce cheval et s’en étaient allés? »
Massimo Barilla et Salvatore Arena