Perìgeion, un nouveau lieu d’échange culturel.

 
« Nous ne publierons rien de « nous », sinon quelques articles critiques et des traductions que nous aurons faites: mais pour le reste Perìgeion vivra des contributions de tous les amis qui voudront l’animer et le soutenir. »

Massimiliano Damaggio

À Mersin, « port-fantôme » des migrants, par Stefano Liberti.

 
« Le calcul est facile à faire: à six mille dollars par personne pour 970 passagers, un navire comme le BlueSkyM a rapporté autour de six millions de dollars. Même en ôtant le coût d’acquisition du cargo, les commissions payées aux intermédiaires et le revenu de l’équipage, les profits rassemblés donnent le vertige. »

Stefano Liberti

Les Indignés au pouvoir ? Le cas de Podemos en Espagne, par Hedwig Marzolf et Ernesto Ganuza.

 
« On ne peut comprendre le phénomène Podemos sans rappeler ce que fut le mouvement des indignés, ce qu’il a signifié pour et dans la société espagnole, ce qu’il a changé dans la manière de comprendre et faire de la politique. Car la vraie question est suivante : Podemos a-t-il instrumentalisé le mouvement des indignés ou est-il un instrument politique, pour l’instant efficace, puissant, mais sûrement imparfait et peut-être éphémère, au service des indignés ? »

Hedwigh Marzolf et Ernesto Ganuza

2013 en Méditerranée, par Daniele Casolino.

 
« J’ai passé des vies entières
à chercher entre mes dents
les restes des repas volés
à ceux qui n’en ont plus
pour me mordre
comme je voudrais. »

Daniele Casolino

À Calais, des migrants meurent aussi, par Olivier Favier.

 
« En septembre 2014, les chiffres du l’Organisation internationale pour les migrations ont fait état de 3072 morts en Méditerranée pour les huit premiers mois de l’année, soit quatre fois plus que l’année précédente. Durant cette période, près de trois-quarts des décès de migrants dans le monde ont eu lieu aux frontières de l’Europe. Cette réalité tragique, massive, en cache une autre qui touche cette fois l’intérieur de l’Union. Selon le bilan établi le 8 janvier par le collectif No Border, au moins 18 personnes ont perdu la vie à la frontière elle aussi maritime entre la France et le Royaume-Uni. C’est là un triste record que la presse n’a pour l’instant guère relayé. »

Olivier Favier

Le cœur riant, par Charles Bukowski.

 
« ta vie c’est ta vie.
sache-le pendant qu’elle t’appartient.
tu es merveilleux
les dieux attendent de se réjouir
en toi. »

Charles Bukowski

Les réfugiés de l’église Saint-Bernard, par Olivier Favier.

 
« Le presbytère, situé au 6, rue Saint-Luc, accueille depuis quatre ans une huitaine de réfugiés. La durée de séjour varie entre 1 et 4 mois. Tous ont une demande d’asile en cours, validée par la préfecture, mais pas encore de logement. »

Olivier Favier

Conversation avec Saverio la Ruina, par Federica Martucci.

 
« Lorsque j’écris, je dis à voix haute ce que j’écris. Tout ce qui résonne dans le corps et accroche des gestes reste. Ce qui se révèle inerte, littéraire, je le réécris. »

Saverio La Ruina

Arrange-toi, entretien avec Federica Martucci, traductrice et comédienne.

 
« Le travail de traduction théâtrale est un travail de transmission, transmission d’un outil de travail pour les acteurs et le metteur en scène, transmission d’éléments visibles et invisibles, du sens et du son, un travail presque intuitif de recherche de l’impulsion rythmique et de la respiration des voix, pour moi c’est un exercice dramaturgique plus que linguistique. Et bien entendu en tant que traducteur on est confronté aussi à des choix.

En poursuivant le travail en tant que comédienne j’éprouve en direct et vérifie sur le plateau ces choix de traductrice et l’efficacité théâtrale de la traduction. Le travail réalisé à partir du texte d’origine en amont me procure aussi une connaissance poussée du texte, de sa construction, de sa dramaturgie qui prend toute son expression et son sens durant les répétitions. »

Federica Martucci

Le processus de Khartoum: un choix contre les migrants, par Filippo Miraglia.

 
« Le Processus de Khartoum est un choix qui peut favoriser dans les faits, en plus des affaires des entreprises de la guerre, en plus du racisme politique et institutionnel, le business des voyages de l’espoir, qui souvent se transforment en voyages de mort. »

Filippo Miraglia