Viva l’Italia, la mort de Fausto et Iaio, entretien avec Roberto Scarpetti.

 
« Il me semble que leur mort, inutile et impunie, représente toutes les morts violentes des années 70, un peu comme si Fausto et Iaio étaient des sortes de soldats inconnus des années de plomb. »

Roberto Scarpetti

Leopardi, poète italien, autour du film de Mario Martone, par Olivier Favier.

 
« La poésie est sans appartenance. »

Olivier Favier

Calais, un autre cercle au purgatoire, par Olivier Favier.

 
« Cette nuit je pense à ce bras de mer dérisoire et infranchissable qui sépare ces deux grandes nations si fières de leur universalité, l’Angleterre des libertés individuelles et la France des droits de l’homme. À ces deux grandes nations qui ont appris au monde entier, que les hommes avaient un corps dont ils pouvaient disposer et qu’ils naissaient et demeuraient libres et égaux en droits. »

Olivier Favier

Les Messagers, autour du film de Laetitia Tura et Hélène Crouzillat, par Olivier Favier.

 
« En nous rapprochant d’eux, au risque de devenir l’un des leurs, ce n’est plus la masse indécise des victimes ou des « envahisseurs » qui se montre -seul choix donné par le spectacle des médias dominants- mais une somme d’individus qui, au fond, sont parmi les rares à vivre vraiment ce que notre société faussement libérale nous érige en modèle: des héros solitaires, capables de prendre leur destin en main, de risquer jusqu’à leur vie pour la rendre meilleure. Parmi eux, on trouve l’adolescent rêvant d’une méritocratie qui lui offrirait de se rendre à l’école, l’entrepreneur qui voudrait tant pouvoir monter son affaire, le père et la mère de famille qui se battent pour leurs enfants, l’intellectuel en mal d’espace pour développer ses recherches, le démocrate en souffrance de devoir taire ce qu’il pense, ce qu’il est, l’aventurier surtout, dont la télévision nous vend quotidiennement de si pauvres ersatz, candidats pathétiques à des périples absurdes, dépourvus de nécessité. »

Olivier Favier

Les Puits chantants des Boranas, par Olivier Favier.

 
« Du 7 au 20 avril 2015, le Festival international du film des Droits de l’homme de Paris présente sa 13ème édition. Parmi les films sélectionnés, The Well: water voices from Ethiopia [Le puits: les voix de l’eau en Éthiopie] offre un regard inédit sur une population traditionnelle du Sud-Est éthiopien. »

Olivier Favier

Mohamed, itinéraire d’un enfant doué, par Olivier Favier.

 
« Mohamed aura dix-huit ans en juin. Né en Côte-d’Ivoire de parents burkinabés, il a parcouru quelques 7000 kilomètres en un an avec pour seul objectif de pouvoir étudier. »

Olivier Favier

Perìgeion, un nouveau lieu d’échange culturel.

 
« Nous ne publierons rien de « nous », sinon quelques articles critiques et des traductions que nous aurons faites: mais pour le reste Perìgeion vivra des contributions de tous les amis qui voudront l’animer et le soutenir. »

Massimiliano Damaggio

À Mersin, « port-fantôme » des migrants, par Stefano Liberti.

 
« Le calcul est facile à faire: à six mille dollars par personne pour 970 passagers, un navire comme le BlueSkyM a rapporté autour de six millions de dollars. Même en ôtant le coût d’acquisition du cargo, les commissions payées aux intermédiaires et le revenu de l’équipage, les profits rassemblés donnent le vertige. »

Stefano Liberti

Les Indignés au pouvoir ? Le cas de Podemos en Espagne, par Hedwig Marzolf et Ernesto Ganuza.

 
« On ne peut comprendre le phénomène Podemos sans rappeler ce que fut le mouvement des indignés, ce qu’il a signifié pour et dans la société espagnole, ce qu’il a changé dans la manière de comprendre et faire de la politique. Car la vraie question est suivante : Podemos a-t-il instrumentalisé le mouvement des indignés ou est-il un instrument politique, pour l’instant efficace, puissant, mais sûrement imparfait et peut-être éphémère, au service des indignés ? »

Hedwigh Marzolf et Ernesto Ganuza

2013 en Méditerranée, par Daniele Casolino.

 
« J’ai passé des vies entières
à chercher entre mes dents
les restes des repas volés
à ceux qui n’en ont plus
pour me mordre
comme je voudrais. »

Daniele Casolino