Rubrique : Poesía

Défense de la joie, par Mario Benedetti (et adaptation d’Alessio Lega).

 
« défendre la joie comme un drapeau
la défendre de la foudre et de la mélancolie
des naïfs et des canailles
de la rhétorique et des arrêts cardiaques
des endémies et des académies »

Mario Benedetti

« Défends la joie comme un drapeau
des coups de foudre et de la mélancolie
des faux naïfs, des vraies charognes
des discours rhétoriques, des attaques cardiaques
et des maux endémiques et des barons académiques »

Alessio Lega

Poème 48 (Chili, 11 septembre 1973), par Gonzalo Millán.

« 11 Septembre.
Les avions reviennent avec les réfugiés.
Le Chili est un pays démocratique.
L’Argentine est un pays démocratique.
Les forces armées respectent la constitution. »

Gonzalo Millán

Valse funèbre pour Hermengarde, par Lêdo Ivo.

« Me voici devant ton sépulcre, Hermengarde,
pour pleurer ta chair pauvre et pure, qu’aucun de nous n’a vu pourrir. »

Lêdo Ivo

Brûle, par Lêdo Ivo.

« Brûle tout ce que tu peux. »

Lêdo Ivo (1924 -2012)

Altaigle (extraits), par Vicente Huidobro.

« Il n’y a pas de temps à perdre
Et si l’instant banal survient
Qu’il suive la meilleure voile. »

Vicente Huidobro

Versions, par Eliseo Diego.

« La mort est cet ami qui apparaît sur les photographies de famille, discrètement sur un bord, et que personne jamais n’est parvenu à reconnaître. »

Eliseo Diego

Poesía para Medellín, de Carlo Bordini.

« En una foto de los sobrevivientes de una inundación
un hombre camina por el agua que le llega al pecho
un perro nada a su lado, pero se ve que el hombre lo conduce
con una mano »

Carlo Bordini

Fácil profecía, de Carlo Bordini.

« Las máquinas se moverán por su propia autónoma
voluntad, y serán seres vivos. »

Carlo Bordini

Lo esencial, de Mauro Fabi.

« Desde hace nueve años, todas las mañanas, tomo el mismo
autobús para ir a trabajar. »

Mauro Fabi

Poesía demente, de Carlo Bordini.

 »
El mundo se hizo
en muy poco tiempo,
entre grandes peleas,
y solo en el último
momento se decidió,
por desconfianza,
instituir la muerte y dividir los sexos. »

Carlo Bordini