Mot-clé : Poesia contemporanea

Défense de la joie, par Mario Benedetti (et adaptation d’Alessio Lega).

 
« défendre la joie comme un drapeau
la défendre de la foudre et de la mélancolie
des naïfs et des canailles
de la rhétorique et des arrêts cardiaques
des endémies et des académies »

Mario Benedetti

« Défends la joie comme un drapeau
des coups de foudre et de la mélancolie
des faux naïfs, des vraies charognes
des discours rhétoriques, des attaques cardiaques
et des maux endémiques et des barons académiques »

Alessio Lega

Roberto Roversi. La vérité de la poésie, par Carlo Bordini.

« Après la disparition de Zanzotto et de Pagliarani est mort le 14 de ce mois, dans sa ville de Bologne, à l’âge de 89 ans, celui qui peut être considéré comme le dernier des grands poètes italiens du siècle dernier: Roberto Roversi. »

Carlo Bordini

Ami, par Carlo Bordini.

« j’ai rendu visite à un ami en train de mourir.
il me pardonna d’être vivant. »

Carlo Bordini

Explication de moi-même, par Carlo Bordini.

« cela n’est pas le rêve d’un poète
soyez en sûrs »

Carlo Bordini

Attente, par Carlo Bordini.

« me surprendre la nuit à sourire
en parlant avec toi, qui
n’es pas là »

Carlo Bordini

Rouge (Mogadiscio 1991), par Ubax Cristina Ali Farah.

« Aube écumeuse, tu nous surpris assombris et seuls,
alors que nous partions pour toujours. »

Ubax Cristina Ali Farah

L’essentiel, par Mauro Fabi.

« Depuis neuf ans, tous les matins, je prends le même
autobus pour aller travailler.
Les gitanes aussi qui habitent dans les immeubles HLM
prennent cet autobus, à la même heure,
et descendent peu avant le terminus, à un carrefour
très fréquenté. Cette place est la leur. »

Mauro Fabi

Enclave, par Mauro Fabi.

« Ce quartier t’entoure tout est immobile
les cinq supermarchés sont fermés
la pharmacie de garde a baissé ses rideaux
(mais à l’intérieur les lumières sont allumées)
le marché du samedi a été balayé
juste après déjeuner, »

Mauro Fabi

Poésie démente, par Carlo Bordini.

« Dieu était très jaloux
de ses quatre ou cinq collèges et par dépit
il dit:
Mais de toute façon dans quelques années il seront tous cassés, l’un sans
un bras, l’autre sans une jambe, autant
les faire mourir! »

Carlo Bordini

Nous, tandis que la maison s’écroule, par Carlo Bordini.

« Nous, qui sommes en train de vivre le début de la débacle de la civilisation humaine,
nous nous soucions de changer le papier peint
et de lustrer les meubles »

Carlo Bordini