Rubrique : Positions

Faire entendre leurs voix, montrer leurs visages, leur donner une place, par Marie-Pierre Barrière.

 
« La profondeur des échanges en tout cas m’a renvoyée à l’intime intuition que se joue dans la rencontre avec ces jeunes quelque chose de fondateur pour construire une société humaniste et inclusive. »

Marie-Pierre Barrière

A gesture for Denko, by Moussa Badjè Doumbia.

 
« I wish to take this opportunity to thank from the bottom of my heart all those who made a gesture for Denko. I reiterate my unshakeable support to the educator whois at risk of losing her job for having expressed her personal distress. In memory of Denko, we must pursue our struggle for a better welcome for isolated minors, but mostly, for that of all men in the world of mankind. »

Moussa Badjè Doumbia

Who killed Denko Sissoko? by Olivier Favier.

 
« Seen from the window of room 796 from which on January sixth last, a sixteen-year-old teenager from Mali jumped out into the void in circumstances still partially unexplained, the city lights give the landscape a strangely inaccessible appearance. We are at a thirty minute walk from the center, on the heights of la Résidence Belleveu. In the evening haze, the modest Marne county town takes on the image of a dreamed-about Europe. »

Olivier Favier

Qui a tué Denko Sissoko? par Olivier Favier.

 
« Depuis la fenêtre de la chambre 796, d’où le 6 janvier dernier, un adolescent malien de seize ans s’est jeté dans le vide dans des circonstances demeurées partiellement inexpliquées, les lumières de la ville donnent au paysage quelque chose d’étrangement inaccessible. Nous sommes à une demi-heure à pied du centre, sur les hauteurs de la Résidence Bellevue. Dans la brume du soir, le modeste chef-lieu de la Marne devient l’image d’une Europe rêvée. »

Olivier Favier

Quatre enfants de Châlons, par Marie-Pierre Barrière.

 
« Voici l’histoire qui aurait pu être celle de Denko SISSOKO s’il n’avait pas sauté du 8ème étage. Voici le destin des jeunes qui, de toute la force de leur volonté, ont franchi des frontières et des mers et rejoint notre pays pour venir chercher ici ce que la vie, injuste, ne leur avait pas donné là-bas. »

Marie-Pierre Barrière

Résister pour les mineurs isolés, par Ibtissam Bouchaara.

 
« À l’heure où il faut marcher au pas et faire du bénéfice, je décide de résister. Résister à ce social qui se veut gestionnaire. Résister afin que le social reste imperméable aux dérives politiques. Résister aux atteintes des droits fondamentaux.
En somme, que l’accueil des mineurs isolés, ici ou ailleurs, se fasse avec bienveillance et dans toute sa pluralité. »

Ibtissam Bouchaara

Mohamed a 18 ans, par Olivier Favier.

 
« Mineur isolé étranger pris en charge par le conseil départemental de l’Aisne, Mohamed a eu 18 ans le 9 octobre. À l’approche de sa majorité, les professionnels qui suivaient son dossier ont alerté à plusieurs reprises leur hiérarchie: venu de Somalie, Mohamed n’avait pas de papiers, et sans contact avec des proches demeurés au pays, il était dans l’impossibilité d’obtenir le moindre document officiel. Le jeune homme a essayé de mobiliser l’ambassade de Somalie à Paris, en vain. On imagine aisément la suite. »

Olivier Favier

Monsieur et madame tout le monde, par Olivier Favier.

 
« Les CRS, en fin de compte, c’est un peu le public captif de l’orateur raté. »

Olivier Favier

Nous sommes tous des violents, par Nicola Chiaromonte.

 
« La violence, donc, est intrinsèque à la nature des choses et de l’homme. Mais la folie de ceux qui exaltent la violence, ceux qui aujourd’hui disent que « sans violence on n’obtient rien » (écho de la phrase célèbre de Marx, selon laquelle « la violence est la sage-femme de l’histoire ») consiste dans le fait qu’ils érigent en principe de raison ce qui est un élément constitutif du destin humain, et comme tel échappe à toute raison. Dès lors, faire de ce qui échappe à toute raison un principe tant de raison que d’action, en plus d’être une contradiction logique, est une désastreuse transgression. »

Nicola Chiaromonte

Jean-Luc Einaudi, ou le temps saturé d’ « à-présent », par Olivier Favier.

 
« Le propos de Fabrice Riceputi est une sorte de mise en abyme judicieuse et respectueuse du travail effectué par Jean-Luc Einaudi sur le 17 octobre 1961. »

Olivier Favier