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Massacre de Thiaroye, vers un mensonge d’état? entretien avec Armelle Mabon.

 
« La France doit aussi admettre que le chiffre officiel n’est pas de 35 morts. Sur les dossiers des victimes, est tamponnée la mention « Pas mort pour la France ». Il faut que la France reconnaisse qu’ils sont précisément morts pour elle.

Sans ce courage politique, les peuples d’Afrique qui savent depuis 70 ans que la vérité sur Thiaroye n’a jamais été dite, risquent de percevoir ces événements autour de Thiaroye comme un affront.

Quant à l’Armée, je ne pense pas qu’elle souhaite que le couvercle se referme hermétiquement. Il en va de son honneur.

Il faut préciser que le ministre des Colonies, au vu des rapports que l’on sait maintenant mensongers, avait indiqué que la répression armée était indispensable. Si l’État français refuse de reconnaître le massacre, la spoliation, le procès mené à charge, il y aura alors un mensonge d’État. »

Armelle Mabon

Conscience et humanité noyées, par Olivier Favier.

 
« Faire silence sur ce passé en rappelant au mieux la dictature des uns et la déréliction des autres suffit à dire que si depuis plus de vingt ans la Méditerranée s’est changée en un cimetière du rêve, la conscience européenne, elle, n’a pas fini de s’y noyer. »

Olivier Favier

Des outils pour dire non, rencontre avec François Nadiras (LDH Toulon), par Olivier Favier.

« En juin 2004, François Nadiras conçoit seul un site qu’il veut d’emblée simple et lisible, avec quelques rubriques et sous-rubriques, pour que chacun puisse y voyager commodément. En exergue, on peut lire cette phrase de Pierre Vidal-Naquet: « Si l’Histoire sert à quelque chose, c’est à ouvrir les yeux. » C’est une façon “humaniste” de lier curiosité, érudition et exigence morale. »

Olivier Favier

Discours sur l’Afrique, par Victor Hugo.

« Demandons-nous ce que fera le vingtième siècle. »

Victor Hugo

Madagascar: récit d’une colonisation (introduction), par Olivier Favier.

« Quand Gallieni rejoint Tananarive, en septembre 1896, il est doté des pleins pouvoirs, civils et militaires. Il les conserve jusqu’en 1905. »

Olivier Favier

Pour en finir avec le relativisme historique…

Hommage à René Vautier, dont voici le premier film, Afrique 50, interdit en France pendant quarante ans.