Mot-clé : Aide sociale à l’enfance

Le sourire d’Omar, par Olivier Favier.

 
« Il y a quelques semaines, d’autres nouvelles m’arrivent par une connaissance commune, qui racontent tout autre chose. Elles sont si tristes que je mets plusieurs minutes pour accepter qu’il n’y ait pas de confusion possible. Omar ne va pas bien, il est souvent absent de l’école, seul dans un appartement, en proie à des addictions. L’assistante familiale qui l’a accueilli quelques mois plus tôt les fins de semaine a proposé une adoption. Mais le projet a été refusé par l’Aide sociale à l’enfance. Mieux, on l’a presque aussitôt replacé au foyer. À la suite de cette énième déception, Omar s’est effondré. »

Olivier Favier

Quatre enfants de Châlons, par Marie-Pierre Barrière.

 
« Voici l’histoire qui aurait pu être celle de Denko SISSOKO s’il n’avait pas sauté du 8ème étage. Voici le destin des jeunes qui, de toute la force de leur volonté, ont franchi des frontières et des mers et rejoint notre pays pour venir chercher ici ce que la vie, injuste, ne leur avait pas donné là-bas. »

Marie-Pierre Barrière

Résister pour les mineurs isolés, par Ibtissam Bouchaara.

 
« À l’heure où il faut marcher au pas et faire du bénéfice, je décide de résister. Résister à ce social qui se veut gestionnaire. Résister afin que le social reste imperméable aux dérives politiques. Résister aux atteintes des droits fondamentaux.
En somme, que l’accueil des mineurs isolés, ici ou ailleurs, se fasse avec bienveillance et dans toute sa pluralité. »

Ibtissam Bouchaara

Mathieu, éducateur en charge de 140 mineurs isolés: « notre papa à tous », par Olivier Favier.

 
« Dans l’un d’eux tenus par un vieux monsieur d’origine algérienne, il y a comme un air de pension de famille, les jeunes vont et viennent, souriants. Un adolescent guinéen de quinze ans et demi me salue: « Monsieur M., c’est notre papa à tous. » Enjoué, il a déjà oublié la nuit passée en garde-à-vue au commissariat, où venu pour faire une évaluation, il est ressorti avec une OQTF [obligation de quitter le territoire français]. Elle n’a évidemment plus aucune validité puisque depuis lors il a été reconnu mineur. »

Olivier Favier