Chronique d’un lynchage annoncé, par Angelo Mastrandrea.

 
La nuit du 25 avril à Borgo Bainsizza, dans la province de Latina, au sud de Rome, une ronde de citoyens frappent quatre mineurs roms. C’est le dernier d’une campagne pour l’évacuation du camp d’Al Karama, entre menaces contre ses défenseurs et psychose sécuritaire. Les victimes parlent.

Que s’est-il passé dans la nuit du 24 au 25 avril sur la petite place de Borgo Bain­sizza? Voici ce qu’en dit Ionuz Udila, 17 ans: «On était quatre et on rentrait d’une fête, il était autour d’une heure et demie. La voiture s’est arrêtée à la hauteur de la station service et nous sommes descendus. Alors qu’on essayait de la faire redémarrer, nous avons remarqué un groupe de personnes qui s’approchaient de nous. Ils étaient une quinzaine, peut-être vingt, des jeunes et des adultes. Il y avait aussi des femmes. Ils nous ont demandé: qu’est-ce que vous faites là? Nous avons répondu que la voiture avait eu une panne, que nous ne faisions rien de mal. Mais ils ne nous croyaient pas, ils nous ont bloqués en disant que nous devions attendre les flics. Quand ils sont arrivés, ils nous ont fait mettre à genoux et ils nous ont mis des claques. Les personnes qui nous avaient arrêtés nous frappaient elles aussi, elles étaient menées par un policier qui habite là et que nous connaissons, sans uniforme, parce qu’il n’était pas en service. Dix minutes plus tard un agent nous a pris les clés de la voiture et nous a dit « maintenant partez ». Mais on allait faire comment pour partir sans la voiture? On a essayé de la pousser, mais quand on s’est rendus compte qu’ils continuaient de nous suivre, on s’est enfui. Le lendemain on l’a retrouvée brûlée.»

Ionuz est intimidé. Il a fallu plusieurs jours pour que sa famille et lui, grâce aussi au soutien de la Cgil(1), de Libera(2) et de la Legambiente(3), se décident à aller au commissariat de Latina pour porter plainte. Hier, finalement, il a répété sa version des faits aux autorités et remis le rapport médical des urgences. Mais les amis qui étaient avec lui le soir de la tentative de lynchage n’ont pas envie de parler. Ils sont tous mineurs et ils vivent comme Ionuz dans des baraquements peints en bleu, pourris par l’humidité et puants du camp rom d’Al Kharama dans les campagnes de Borgo Bainsizza, au bord de la décharge de Borgo Montello. Ils ont peur des répercussions, ils perçoivent une hostilité diffuse à leur égard et n’ont confiance en personne, ils subissent les coups et se taisent, ils supportent les vexations et les rackets des boss du camp en baissant la tête et en payant, quelques uns se prostituent avec des pédophiles on ne peut plus italiens. Gabriel est l’un d’eux. Grand, élancé, cheveux courts avec une mèche blonde devant les yeux, il a tout juste 15 ans. Le deux mai dernier, il a déclaré aux carabiniers de la gare de Borgo Podgora avoir été abordé par un homme qui lui a proposé de le prendre dans sa voiture jusqu’à Borgo Bain­sizza. Mais quand il s’est rendu compte que ce dernier ne l’emmenait pas à bon port, il l’a invité à s’arrêter et à le laisser descendre. Il a raconté aux carabiniers: «Même s’il avait arrêté la voiture près de la décharge, il me touchait les parties intimes en m’invitant à avoir un rapport sexuel avec lui. Il voulait que je le pénètre.» Les militaires lui ont confisqué vingt euros, la somme correspondant à la prestation.

Même Ionuz ne voulait pas parler. Les convaincre lui et sa famille n’a pas été facile. Je suis arrivé jusque là, dans ce bourg d’un peu plus de 400 habitants à quelques kilomètres de Latina dédié à un plateau du Karst qui fut le théâtre d’une des batailles les plus sanglantes de la Première Guerre mondiale, suite à une information préoccupante: une chasse aux roms avait eu lieu la nuit de la fête de la Libération(4). Comme cela se produit souvent, les événements se déforment et s’amplifient en passant de bouche à oreille: certains font commencer les rixes l’après-midi et les font durer jusque tard dans la soirée, d’autres au contraire parlent de deux, trois, voire quatre agressions à des moments divers. Ce qui est sûr c’est qu’il s’est produit quelque chose de moche, ce qui est pire, c’est que cela pourrait se répéter, vu la mauvaise atmosphère qu’on respire parmi les quelques deux mille habitants de Borgo Bain­sizza comme des villages proches de Borgo Mon­tello et Santa Maria.

C’est Paolo Bor­to­letto qui m’emmène dans le camp, un ancien ouvrier de Goo­dyear renvoyé par la mul­ti­na­tio­nale ame­ricaine lors de la première vague de licenciements, au début des années 80, «quand sur 114 renvois on en a sélectionné 94 qui étaient inscrits au Parti communiste» se souvient-il. Bor­to­letto, qui descend d’une famille de Vénétie déportée par le fascisme au temps de l’assainissement des Marais pontais, comme la majeure partie des habitants du lieu, s’est reconverti à l’agriculture et à l’entrée de sa ferme il a affiché une phrase d’Anto­nio Gram­sci qui ressemble à un avertissement aux démanteleurs de tout acabit:  «Une géné­ra­tion qui décourage la suivante, qui ne parvient pas à en voir les grandeurs et le sens, ne peut être qu’une génération mesquine, dépourvue de confiance en elle, même si elle prend des poses de matamore et qu’elle a la manie des grandeurs». Depuis qu’un camp de roms est né sur les restes d’une structure construite durant les années 90 pour accueillir les réfugiés somaliens et érythréens et abandonnée par la suite à cause du manque de financements, camp de roms qui a repris le nom de cette dernière, Al-Karama, qui en arabe signifie «dignité», il s’est engagé pour que celle-ci soit rendue à ses habitants, précisément. Ils ne sont pas nombreux, dans les environs, à penser de cette manière. Pour me donner une idée de la lourdeur de l’atmosphère ces derniers jours, il me montre quelques pages facebook de personnages du lieu. On y trouve candidement exprimés, souvent dans une prose phonétique, des jugements racistes et même des menaces de mort: «D’abord il faut aller choper Bortoletto et le descendre.», «Les prendre les tuer les enterrer. La seule solution!!! De toutes façons ils sont inutiles et ils servent à rien bordel!!! Comme ces quatre communistes qui tournent dans les parages», «Si un matin vous trouvez votre maison ou votre commerce dévalisés et que vos biens les plus chers ont disparu, je crois que vous comprendrez beaucoup moins bien cette race de pseudo-humains. Mais personne ne se demande comment ils font pour vivre ces gens, ils volent et ils dealent, parce qu’ils savent très bien que nos lois les protègent. Réveillez-vous les gens.»

C’est Bor­to­letto qui a amené le gamin aux urgences, trois jours après les faits, lorsqu’il l’a vu livide et encore tremblant. Les trois autres n’ont pas même reçu la visite d’un médecin. C’est difficile à comprendre, mais à Al-Karama on n’a même pas l’idée de se soigner quand on tombe malade. Dans le camp on vit dans des conditions d’hygiène et de salubrité désastreuses: les baraques, de vieux containers recyclés venus des chantiers de l’autoroute Salerne-Reggio Cala­bria, sont recouverts d’amiante, et à l’extérieur il y a des déchets partout. Le camp touche l’énorme décharge de Borgo Mon­tello, où l’on soupçonne fortement – soupçon corroboré par les mots du repenti Car­mine Schia­vone — que le clan des Casa­lesi aient enterré pendant des années des fûts toxiques, peut-être aussi ceux qui proviennent du “navire des poisons” Zeno­bia. À peine sommes-nous entrés dans le camp que nous sommes accueillis par un mari épouvanté parce que sa femme vient de faire une fausse couche. Elle est étendue sur un lit, blanche comme un linge, mais il n’est venu à l’esprit de personne d’appeler une ambulance ou de l’emmener à l’hôpital.

Ionuz est la seule parmi les personnes molestées que je parviens à rencontrer. Sa mère ne veut pas entendre parler de plainte: «Comment peut on porter plainte, y compris contre des policiers? Ici tout le monde dit qu’on veut nous tuer et brûler le camp». Le jeune homme à l’air épouvanté mais pour finir il baisse les yeux et fournit sa version des faits: la ronde des citoyens qui arrêtent les quatre jeunes, l’arrivée des agents, les coups. Une “leçon” qui se conclut par l’incendie de l’auto.

Au lendemain du lynchage de Tal­lu­lah, un vil­lag­e de la Loui­siane, la nuit du 21 juillet 1899, certains ne manquèrent pas de considérer les Italiens comme «une colo­nie de vicieux, de meurtriers et d’assassins», pour qui «l’homi­ci­de et le sang sont ce que sont les roses, la pleine lune et la musique pour les poètes et les amants». Pourtant, trois cents personnes en furie venaient à peine de prendre d’assaut le commissariat pour en sortir trois Siciliens arrêtés après l’altercation avec une personne locale et les pendre en place publique avec deux de leurs concitoyens. Ce qui prit le dessus fut le préjugé anti-italien, aiguisé par les intérêts économiques: selon différents témoignages, les commerçants du coin orchestrèrent la campagne, pour de banals motifs de concurrence.

Par chance Borgo Bain­sizza n’est pas Tal­lu­lah, le sud de l’Ita­lie n’est pas le vieil ouest et entre les deux affaires il y a plus d’un siècle de distance et plusieurs milliers de kilomètres, pourtant l’une et l’autre sembles mues par le même ressort: le préjugé qui peut pousser des citoyens pacifiques et civils d’un petit village de province vers la banalité du mal. Mais l’humus qui alimente la campagne contre les roms dans les environs est particulièrement composite et n’est pas soutenu par de simples préjugés. Dans ce fragment nord-est du midi italien certains craignent que derrière la chasse aux tsiganes puisse se cacher autre chose: les terrains sur lesquels est construit le camp seraient l’objet de spéculation d’origines diverses, mais pour s’en emparer il faut brûler la terre autour des roms et les pousser à partir. «Nous connaissons les intérêts importants liés à l’agrandissement de la décharge, à la décision de faire installer un incinérateur et, dans l’intérêt des gestionnaires du site, de faire l’acquisition de cette zone pour avoir le contrôle total du territoire» accuse Gian­carlo Mar­chiella, qui est l’un des fondateurs du comité Dignité pour Latina, créée précisément pour défendre les roms d’Al Karama. «Nous connaissons aussi très bien l’importance du pouvoir de persuasion et de manipulation, de la part de certains milieux, sur les personnes, pour créer des convictions déviantes, basées sur des préjugés de race et pas seulement. Et nous savons très bien qu’il y a une volonté politique et institutionnelle de ne pas vouloir découvrir la vérité sur les fûts toxiques et d’étouffer le tout pour éviter d’autres situations dangereuses, qui pourraient aggraver la position des gestionnaires du site» ajoute-t-il.

Juste à côté d’Al Karama, en outre, la municipalité — menée par une administration de centre-droit, dont le maire Gio­vanni de Giorgi a été élu avec le Pdl(5) et désormais passé à Fra­telli d’Italia(6) — est en train de construire un camp équipé, sur le modèle de ceux voulus par l’ancien maire Gianni Ale­manno à Rome. Le gouvernement a alloué une somme d’un million 280 mille euros pour loger une centaine de personnes, mais les travaux avancent au ralenti. Je vais voir le camp: on a aplani le terrain, coulé une dalle de ciment et clôturé le tout. «Ils ne le finiront jamais parce que le prix social à payer serait trop haut, la Commune perdrait des consentements et devrait affronter en même des coûts de gestion trop élevés» soutient Bor­to­letto. Mais au village on craint plus que tout que la nouvelle structure soit achevée et que cela fasse doubler la population gitane. «Pour finir les deux camps vont s’ajouter. Comment un aussi petit village peut supporter des centaines d’étrangers?» disent certains, manifestant une peur inexprimée: celle de devenir un jour une minorité ethnique. Pour d’autres une tentative de «déplacer l’attention des fûts toxiques vers les affamés» serait en cours. En somme on aurait détourné l’attention vers l’urgence rom pour occulter les complots et les poisons qui apparaîtraient en filigrane dans la gestion de la décharge.

Dans l’un des deux bars de Borgo Bain­sizza, celui qui fait face à la station service où s’est arrêtée l’auto des quatre jeunes roms la nuit du 24 au 25 avril, on pense tout le contraire. «On met en question la seule décharge, au comité Amici del Borgo dont je fais partie, on dit qu’on ne peut rien dire de mal sur les roms parce que sinon nous sommes racistes. Pourtant ils ont provoqué en entrant  deux fois ici en dix jours, un autre bar a été dévalisé, et ils ont même volé  le linge sur quelques étendages. La municipalité, au lieu de nous protéger, envoie le bus pour prendre les enfants et les emmener à l’école. Mais pour nos enfants il n’y a rien» dit la propriétaire. Puis elle conclut, faisant peut-être allusion à ce qu’il s’est vraiment passé juste devant la nuit de la fête de la Libération: «Le risque c’est que tôt ou tard il se passe quelque chose de moche». Voilà qu’un autre élément entre en scène: l’insécurité perçue. En partie alimentée encore une fois par le préjugé, en partie par une micro-criminalité effectivement répandue et grossie par la dégradation sociale dans laquelle vivent les habitants du camp. C’est tellement vrai que trente-cinq habitants d’Al Karama la semaine dernière ont écrit une lettre à la Cgil, à Libera et à la Legam­biente, à l’asso­ciation 21 juillet et au Comité Dignité pour Latina où ils prennent leurs distances avec les habitants du camp qui «commettent des vols et des actes de micro­-cri­mi­na­lité».

«Les jours suivants deux versions des faits ont circulé. La première était qu’il s’agissait d’une intervention pour éviter un cambriolage. L’autre au contraire est qu’il s’est agi d’une véritable agression» raconte Fabri­zio Mar­ras. L’association dont il est le coordinateur départemental, Libera, a vu dévaster il y a trois ans  le Village de la légalité, construit sur un cam­ping non autorisé confisqué à Borgo Sabo­tino, et a subi plusieurs intimidations, mais lui, sur la base de son expérience et de sa connaissance du territoire, ne croit pas que derrière tout cela il y ait la criminalité organisée. Son opinion c’est que la camorra a d’autres choses auxquelles penser, en ce moment: elle se reconvertit dans la green eco­nomy, en essayant de s’insérer dans les affaires des énergies alternatives, des bonifications et du tri des ordures. Les déchets de Borgo Mon­tello et les terrains occupés par les roms appartiennent à une autre époque. Mar­ras croit plutôt que tout cette histoire a à avoir avec le racisme diffus et la guerre entre les pauvres déchaînée par la crise économique, qui a frappé durement, ici aussi. Pour Mar­chiella la situa­tion est paradoxale: Latina, ville contrainte à intégrer des populations provenant de différentes zones d’Italie, dont les habitants on été évacués dans les camps de réfugiés en Calabre pendant la seconde guerre mondiale, ne parvient pas aujourd’hui à intégrer les nouveaux arrivants. Même si le sentiment dominant, suggère-t-il, pourrait être moins le racisme que ce que les anglo-saxons appelent le syndrome  Nymby, un acronyme pour «not in my bac­kyard», «pas dans mon jardin». On pourrait résumer les choses de cette manière: nous n’avons rien contre les roms, pourvu qu’ils ne restent pas près de chez moi.

«De quelque façon qu’on l’aborde, cette affaire amène des votes à la droite, parce que les gens pensent que c’est la gauche qui a fait venir ici les roms» telle est l’opinion de Clau­dio Gatto, que je rencontre chez lui. Gatto est un éleveur de lapins, qui par le passé fournissait les entreprises pharmaceutiques pour l’expérimention animale, mais a surtout été un proche collaborateur de don Cesare Boschin, un prêtre lui aussi originaire de Vénétie et qu’on a retrouvé étranglé sur son lit les pieds et les mains liés dans le dos le 30 mars 1985 à l’intérieur de son presbytère de Borgo Mon­tello. Tué par la camorra, selon toute probabilité, à cause des plaintes qu’il avait déposé contre la décharge. Personne ne lui a jamais rendu justice, à commencer par la Curie dont il faisait partie. Mon interlocuteur attribue une part des responsabilités à l’Église locale: «Il y avait un prêtre polonais qui défendait les roms, mais on l’a remplacé et maintenant ils se sont tous rangés contre le camp.»

Pour paraphraser le bon Gabriel Gar­cia Mar­quez, on peut peut-être affirmer que nous sommes en train de raconter la chronique d’un lynchage annoncé. Une semaine plus tôt, en effet, le 16 avril, quelques citoyens avaient organisé une réunion publique sur la place de Borgo Mon­tello afin de prendre des mesures contre la «bavasse», autrement dit les rom, et contre ceux qui les soutiennent. Bor­to­letto s’est présenté pour discuter et se défendre. À en juger par ses paroles, cela ne lui a pas particulièrement bien réussi: «Les insultes et les menaces ont volé, à mon égard comme à celui de ma fille, à laquelle quelqu’un a même souhaité d’être violée par un rom». Malgré les injures qui ont suivi, selon ses dires, y compris les jours qui ont suivi, Bortoletto garde son calme et essaie d’interpréter les faits: «Au village ils pensent qu’on ne peut pas tout faire retomber sur eux, la décharge des déchets et la décharge humaine. Ils ne sont pas pas racistes mais ils n’ont aucune culture et ils sont ignorants. Ce sont des gens qui ont voté massivement pour la droite et qui maintenant sont déçus parce qu’elle n’a pas répondu à leurs attentes.» L’hypothèse est séduisante: il s’agirait d’éclats de la déflagration du bloc social berlusconien. Qui peuvent être dangereux et faire mal.

L’article original a été publié sur Il Manifesto le 6 mai 2014 sous le titre « Cronaca di un linciaggio annunciato« .

Traduit de l’italien par Olivier Favier.

Ionuz, l'un des jeunes qui a été frappés, dans le camp rom d'Al Karama de Borgo Bainsizza, Latina © Andrea Sabbadini

Ionuz, l’un des jeunes qui a été frappés, dans le camp rom d’Al Karama de Borgo Bainsizza, Latina © Andrea Sabbadini

Pour aller plus loin:

D’Angelo Mastrandrea sur ce site:

Ailleurs en français et en italien:

Latium, Campanie, Abruzzes, Calabre, Sicile, telles sont les régions parcourues par le journaliste et écrivain Angelo Mastrandrea dans son nouveau livre paru en Italie en mars 2014.

Latium, Campanie, Abruzzes, Basilicate, Calabre, Sicile, telles sont les régions parcourues par le journaliste et écrivain Angelo Mastrandrea dans son nouveau livre paru en Italie en mars 2014.

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  1. Confédération générale italienne du travail. []
  2. Réseau d’associations antimafias créé en 1995. []
  3. Association environnementale créée en 1980. []
  4. Le 25 avril. []
  5. Peuple des libertés, parti fondé par Silvio Berlusconi en 2009, dissous en 2013. []
  6. Parti issu d’une scission du Peuple de la liberté, dirigé par l’ex-député MSI -néofasciste- Ignazio La Russa. []