Radio passagers, la voix des migrants, questions à Léonard Vincent.

 
J’ai rencontré Léonard Vincent à la suite de la parution de son beau livre sur Les Érythréens (Paris, Rivages, 2012). Un entretien lui a été consacré sur ce site, auquel il a par la suite régulièrement contribué. En début d’année, il a publié le roman Athènes ne donne rien (Paris, Les Équateurs, 2014). Correspondant de presse au Maroc depuis septembre 2013, il se lance aujourd’hui dans une nouvelle entreprise, laquelle fait l’objet d’un « financement participatif » sur Ulule.com depuis le 2 juin.

L’idée est de lever suffisamment de fonds pour pouvoir commencer à produire rapidement (idéalement dès l’automne 2014), démontrer la viabilité du projet et bâtir une dynamique propre à susciter l’intérêt de soutiens institutionnels et inscrire ce travail dans la durée.

Vingt années d’expérience et un long parcours « africain » au sein de Reporters sans frontière ne sont sans doute pas pour rien dans l’extrême pertinence du projet initial, qui répond à une profonde nécessité culturelle, sociale et politique.

Radio Passagers sera une agence de production de programmes radiophoniques gratuits, téléchargeables sur téléphone portable ou lecteur mp3, à destination des migrants, réfugiés et demandeurs d’asile, un  atelier radiophonique, pour lequel le producteur et les journalistes engagés fabriqueront, avec leurs propres moyens, des programmes simples, créatifs et ludiques, accessibles à tous, et positifs.

Les programmes seront animés et coordonnés par un producteur à plein temps à Paris. Les reportages, ainsi que certains programmes de terrain, seront l’œuvre des correspondants de RFI ou d’autres médias français en poste dans les pays de transit ou de destination.

Un système de « vases communicants » financier soutiendra le budget de fonctionnement : les visiteurs du site pourront acheter, pour la somme de leur choix, du temps d’antenne au profit des migrants. Par exemple : un don de 5 euros financera 30 secondes d’antenne. « Ceux qui ont un peu » paieront ainsi pour « ceux qui n’ont rien », et disposeront d’une visibilité concrète de leur don. Sur le site, un histogramme actualisé en temps réel matérialisera ce système de « sponsoring participatif ».

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Olivier Favier: Dans ton parcours de journaliste, comme dans tes choix d’écrivain, tu as été très souvent au contact des migrants. Des exilés politiques érythréens aux familles qui se pressent à la frontière entre le Maroc et l’Europe, en passant par les sans-papiers de France, d’Italie ou de Grèce, qu’est-ce qui t’a amené vers cet entre-deux du monde contemporain?

Léonard Vincent: Cela fait partie des questions que je me pose souvent, et auxquelles je ne suis pas certain d’avoir une réponse absolument rationnelle à apporter. Cela tient sans doute à mon goût pour les esprits curieux: avec la pauvreté vient souvent la soif de savoir, et ces mômes qui prennent le large pour poursuivre une autre vie ont la cervelle ouverte à tous les vents, ils posent une foule de questions, ils veulent savoir ceci, confirmer cela, parler, parler à s’en épuiser. Et moi qui suis par nature un taiseux en société, je deviens très bavard avec eux, et cela me procure une grande joie. Et peut-être aussi parce que parmi les bourgeois, les installés, les petits couples, les carriéristes, les expatriés professionnels, les humanitaires de bureau, je me sens totalement étranger, triste et isolé. C’est au fond une expérience, une simple expérience que j’ai à partager pour répondre à cette question, et rien de plus: depuis que je suis au Maroc, je préfère mille fois la compagnie et les conversations de mon copain Moktar le Guinéen dans la favela de Taqaddoum, à Rabat, plutôt que celles des belles chemises repassées des night-clubs de Casablanca. C’est une explication un peu courte, j’en conviens. Mais lorsque je travaillais, seul et loin de toute certitude, à mon livre Les Erythréens, je me suis surpris à passer des journées entières à une terrasse de café avec une bande de gamins de Khartoum ou d’Asmara, sans jamais être tiré vers le fond de l’existence et du sommeil, comme lorsque je participe à une tablée d’ambitieux, où l’argent, l’avancement, la frime, le cynisme et le conformisme prédominent. En disant cela, je ne veux pas dire que nous autres, Occidentaux, sommes des gens de peu d’intérêt. Je veux dire que nous tirons un bénéfice substantiel pour nos vies en comprenant et en savourant l’extraordinaire complexité du monde. Parler avec les étrangers, c’est se grandir, se hisser à la hauteur de l’immensité des problèmes, renverser nos perspectives pour mieux les situer. Pour moi, c’est une manière de déconstruire et de reconstruire mes pensées et mes actes, à la mesure de la taille du monde. Je ne dis pas que les étrangers sont meilleurs que nous, je dis que les cotoyer rend plus fort.

Olivier Favier: Il me semble important de rappeler que tu es  à l’origine de radio Erena, un média qui lui aussi est venu combler un vide dans un monde qui semble pourtant saturé d’information. Peux-tu nous dire quelques mots de cette aventure?

Léonard Vincent: Il s’agit de l’histoire d’une amitié. Lorsque mon ami Biniam Simon est arrivé en France, au terme de péripéties que j’ai racontées ailleurs, je me suis dit que les Érythréens avaient, avec lui, une chance unique de se fédérer autour du travail opiniâtre d’un esprit libre. Biniam est l’exemple même de «l’homme libre» tel qu’Albert Camus l’a parfaitement défini dans son déchirant Appel à une trêve civile en Algérie: «Un homme qui refuse à la fois d’exercer et de subir la terreur». Très vite, tous les deux, alors que Biniam évoquait les différents boulots médiocres qu’on lui proposait en France, nous avons évoqué l’idée de le remettre à son travail de journaliste. Étant un cinéphile boulimique, Biniam parlait d’une télé. Étant de la génération des auditeurs des premières radios libres en France, j’étais convaincu par l’idée d’une radio, moins chère, plus souple, à portée de main. L’idée était de rivaliser front contre front avec l’organe de propagande de la dictature érythréenne, Eri-TV. Donc, il fallait diffuser notre média via le même canal, c’est-à-dire le satellite, impossible à censurer sans quoi le régime aurait également fait disparaître ses propres médias d’État. L’idée était là. Avec Fanny, la directrice financière de Reporters sans frontières de l’époque, une jeune femme d’une énergie et d’un dévouement dingues, nous avons étudié les moyens de trouver rapidement de l’argent pour l’entreprise. Nous avons donc greffé la création de Radio Erena à un «programme d’assistance aux médias des pays fermés» qui, depuis quelques années, était déjà à l’œuvre et disposait de bailleurs de fonds européens. Quelques nuits blanches et six mois plus tard, nous avons obtenu la réponse: c’était oui. Nous avions donc un journaliste, des idées, un peu d’argent. Tout restait à faire. D’autres organisations internationales sont alors venues nous voir pour nous dire que le projet les intéressait, tout en nous enjoignant à la prudence, à la patience, nous disant d’attendre un peu, d’unir nos forces pour gagner en puissance, etc. Des projets similaires étaient dans les tuyaux, comme on dit, aux Pays-Bas, en Suède… Au fond, on nous traitait d’idéalistes, on moquait notre imprudence et notre précipitation. Mais Biniam et moi étions convaincus que, même avec un abonnement à un canal de diffusion satellite, un petit local, deux micros, un vieil ordinateur et des emballages d’œufs, nous pouvions fabriquer des programmes et les faire entendre en Érythrée. Je viens de la culture fanzine: je sais que la pauvreté des moyens est surtout une chance de faire preuve de créativité. Et nous avons eu raison: les projets similaires, qui voyaient trop grand, n’ont jamais démarré. À cette époque-là, j’ai quitté Reporters sans frontières, épuisé par cinq années d’Afrique. J’entamais les voyages et la rédaction des Érythréens. J’ai donc passé le flambeau à mon successeur et ami, Ambroise Pierre, qui a abattu un travail d’esclave pour trouver la petite cordonnerie du 13ème arrondissement où s’est installée la radio et aider Biniam à monter son studio, avec l’aide des «génies trouve-tout» de RFI. Et finalement démarrer la production en juin 2009. Depuis cette date, Radio Erena est devenue la grande voix indépendante des Érythréens de l’intérieur et de la diaspora. Et un réfugié politique, Biniam Simon, l’un des journalistes les plus doués de sa génération, a pu continuer à exercer un métier qu’il avait rêvé toute sa vie de pratiquer en liberté, au service exclusif de ses compatriotes et de l’idée qu’il se fait de l’avenir de son pays. Je dois dire que je suis particulièrement fier, non seulement de mon copain Biniam, mais aussi que cette aventure ait eu lieu en France. Du reste, Biniam, qui a conçu lui-même le logo de la radio, a tenu a souligner sa gratitude en sous-titrant Radio Erena, «Radio Érythrée internationale», en toutes lettres et dans notre langue…

Olivier Favier: Tu es correspondant de presse pour plusieurs médias français à Rabat depuis près d’un an. Il me semble que ton projet a pris forme au contact des nombreux migrants que tu as croisés récemment  et qui, à la différence des profils d’opposants ou d’exilés auxquels tu étais habitué lorsque tu étais en charge de l’Afrique à Reporters sans frontières, ont des motifs variés d’émigration. Qu’as-tu pu percevoir de la spécificité de leurs besoins en matière d’information, que ce soit dans le contenu, dans la forme, ou dans la nature de média? Quelles sont les sources d’information plus « traditionnelles » auxquelles ils ont aujourd’hui accès ou vers lesquelles ils se dirigent spontanément? Quelles sont les lacunes que tu espères combler par ce projet?

Léonard Vincent: Les migrants en guenilles que j’ai croisés toute cette année au Maroc ne disposent tout simplement d’aucun moyen d’information. Ce sont leurs familles qui leur donnent des nouvelles par téléphone, une fois de temps en temps. RFI n’est pas diffusée au Maroc, pas davantage en Algérie, et même si elle l’était, la radio mondiale parle rarement d’eux. Les médias marocains ne sont pas satisfaisants. Les médias internationaux auxquels ils ont affaire sont des télévisions abrutissantes, rien de plus — et encore, exceptionnellement. Même regarder un match de football est un problème quand on n’a pas de maison et pas d’argent… Rien ni personne ne parle pour eux, de leurs problèmes, de leur état d’esprit, de leur expérience, et puis leurs propres voix sont inaudibles dans le tohu-bohu ambiant sur les questions de migration. Tous m’ont dit qu’ils attendent qu’on leur parle, qu’on les informe, qu’on parvienne jusqu’à eux avec des mots, des informations, des explications, les outils de la joie de savoir… Pour la plupart, ce sont de jeunes garçons avides d’apprendre, de discuter, de comprendre — et aussi d’attirer l’attention sur l’épouvante qu’ils vivent à leur corps défendant. Comme tous les mômes, ils aiment le foot, la musique, les palabres, les blagues, la joie, les bandes de potes. L’objectif de Radio Passagers est donc de leur donner accès à la parole et à la culture, de leur apprendre des langues et de l’histoire, de leur donner une chance d’écrire et de parler, de partager leurs expériences et de se donner des nouvelles, au-delà des frontières et des destins: une espèce d’université libre de la route, une fac portable et gratuite, pour qu’ils sachent où ils sont, ce qu’ils font et où ils vont. C’est dans cet esprit-là que je veux fabriquer les programmes: briser l’ennui, diffuser la lumière de la connaissance, ouvrir les esprits, redonner de la gaieté et de la raison dans cette sombre folie qu’ils traversent.

Olivier Favier: La question de la langue est évidemment centrale. Radio passagers sera-t-elle entièrement francophone? Quelles zones géographiques vises-tu en priorité compte tenu aussi de cette contrainte?

Léonard Vincent: Je veux commencer dans notre belle langue française. Depuis que je fréquente les errants d’Afrique, je m’émerveille tous les jours de leur pratique, même pauvre, mais toujours créative et intelligente, du français: ceux qui ont voyagé en Afrique ou qui ont lu la littérature africaine savent très bien ce que je veux dire. De Kinshasa à Tanger, de Dakar à Abéché, on parle notre langue, même mal, même difficilement. Sur les terrains de foot improvisés d’Aïn Nahda 1, à Rabat, quand les Guinéens et les Ivoiriens jouent un match, la règle est de parler le français, pour que tout le monde se comprenne, au-delà des appartenances de chacun. Et si le projet fonctionne, il faudrait créer une radio similaire en arabe, en anglais, en farsi… Bref, les langues de «ceux qui passent», pour reprendre la magnifique expression que la journaliste Haydée Sabéran a choisi comme titre de son livre.

Olivier Favier: Ce projet comme tu l’expliques sur le site de Radio Passagers suppose la constitution d’une petite équipe, avec un poste à temps plein et un certain nombre de pigistes. Il y a en outre un dispositif technique dont la création et le suivi vont exiger quelques moyens, et le recours à des compétences variées. Pourquoi s’être porté d’emblée sur le choix du financement participatif et quels sont tes objectifs dans ce domaine, à court comme à moyen terme? Quand et comment les lecteurs peuvent-ils soutenir cette mise en place? Quels sont tes espoirs auprès d’autres financements futurs, institutionnels ou non?

Léonard Vincent: J’ai beaucoup appris de l’expérience de Radio Erena: commencer d’abord, discuter ensuite. Au départ, lorsque j’ai eu cette idée d’une radio gratuite et téléchargeable pour les migrants, j’ai fait le tour de quelques institutions et entreprises. Tout le monde m’a répondu la même chose, ou à peu près: l’idée est formidable, on pourrait vous aider, mais il faut d’abord remplir des dossiers, monter une entreprise, répondre à des appels d’offres, démarcher, prendre des rendez-vous aux quatre coins de l’Europe, s’intégrer à des lignes budgétaires prédéfinies, prouver la rentabilité d’un modèle économique… Mon idée est donc de commencer à produire d’abord, et de faire tout cela après. Je pense qu’il vaut mieux aller faire toutes ces démarches sur la base d’une radio qui produit et d’un auditorat qui écoute, plutôt que le plus joli dossier du monde en quatre couleurs, avec de belles feuilles Excel ultra-complexes et sa plus belle cravate. Pour moi, notre temps exige d’ouvrir les portes à coups de pied, ou alors d’accepter de rester pour l’éternité dans la salle d’attente. De plus, le financement participatif correspond parfaitement à la philosophie du projet: une radio libre, indépendante, solidaire, associative, d’un nouveau genre, faite de bouts de ficelle et de créativité, un fanzine radiophonique fait par quelques têtus pour quelques acharnés, pauvrement mais librement. Le bugdet des six premiers mois de Radio Passagers est donc proposé au financement participatif sur la plate-forme Ulule à partir du 2 juin, pour une période de 45 jours. L’idée est de rassembler assez d’argent pour commencer, sans avoir à s’endetter auprès de banques prédatrices ou de transformer le modèle économique de la radio pour satisfaire les rapaces.

Olivier Favier: La radio s’adressera en priorité aux migrants, mais elle se veut aussi un pont entre les « passagers » et les populations des pays de départ et d’arrivée. Comment comptes-tu susciter l’intérêt des auditeurs au-delà du premier public visé?

Léonard Vincent: D’abord, le principe même de Radio Passagers est de proposer des programmes de qualité pour tous, gratuitement, facilement, avec l’aide des uns, au bénéfice des autres. Rien n’interdira donc à un Français de Saint-Étienne d’écouter avec intérêt nos discussions sur l’histoire des pays de transit, nos programmes de musique, nos leçons de wolof, d’arabe ou de bambara, nos feuilletons radiophoniques, notre messagerie vocale où les migrants parleront d’eux-mêmes, etc. Ensuite, Radio Passagers entend être aussi un lieu de rendez-vous, un «lieu» associatif, avec des événements, des soirées au cours desquelles nous enregistrerons des programmes, par exemple. Ceux qui seront présents pourront passer des disques pour ceux qui écoutent, et les entendre en même temps qu’eux, collectivement. Les membres de l’association pourront également acheter des minutes d’antenne, que nous élaborerons ensemble, comme ils le voudront : plutôt que de vendre de la publicité aux grandes entreprises, mon idée est de proposer aux membres de l’association de «sponsoriser» leur moment personnel à eux, pour une somme raisonnable: la lecture d’un texte qu’ils auront écrit, une discussion avec un invité de leur choix, une création radiophonique… Pour ma part, je suis prêt à donner 24 heures de ma vie, chaque jour, pour qu’une telle idée devienne réalité. Mais je ne peux pas faire cela tout seul, j’ai besoin de la force du nombre. Pas de la richesse ou de la générosité, mais du nombre. Pour être tout à fait concret, si d’ici la mi-juillet, 2500 personnes adhèrent pour 10 euros l’année, c’est parti : nous nous lançons et nous commençons à produire… Sinon, il faudra trouver autre chose. Et continuer à faire ce qui me paraît le plus important aujourd’hui: subvertir.

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GRILLE DES PROGRAMMES

Les programmes sont classés selon 4 grandes catégories :

LE PASSÉ – Histoire des pays, des peuples, du présent, des phénomènes de migration…

LE PRÉSENT – Apprentissage des langues, des métiers, des traditions, des droits, des devoirs…

LES AUTRES – Dialogue entre migrants séparés, entre familles divisées, entre ceux qui sont partis et ceux qui ne le sont pas…)

SOI-MÊME – Création (des migrants, de leurs proches, de leurs soutiens…)

L’absence d’une antenne « linéaire » permet de proposer des programmes selon leur rythme de fabrication, de n’être pas tenus par le remplissage d’une grille, de gérer la fourniture de l’antenne selon l’actualité, les opportunités, la créativité de l’équipe de production.

HISTOIRE

Passé présent

Une fois par mois, un grand entretien d’une heure avec un historien met en lumière un épisode célèbre ou oublié de l’histoire des pays de transit, d’accueil ou de destination.

Grand témoin

Une fois par mois, un grand entretien d’une heure avec un intellectuel, un écrivain ou universitaire autour de la migration aujourd’hui, hier et demain.

Flash

Selon l’actualité, un point journalistique sur l’actualité des migrants, réfugiés et demandeurs d’asile dans les pays où « ça bouge ». Avec éventuellement un invité commentant le sujet du flash en plateau.

APPRENTISSAGE

Actualité des métiers

Un reportage sur un professionnel, quelque part sur la route des migrants, fait découvrir son quotidien, ses besoins et ses attentes.

La langue des autres

Une série de cours radiophoniques de l’une des langues des pays de transit et de destination : en plateau, un enseignant donne un cours d’une heure à un élève.

DIALOGUE

Messagerie vocale

Chaque semaine, une sélection des messages laissés par les migrants sur le répondeur de Radio Passagers.

Sur la route

Le récit en première personne d’un migrant, réfugié ou demandeur d’asile sur les jours qu’il vient de passer et l’expérience qu’il vient de traverser.

CRÉATION

Atelier dramatique

Un feuilleton radiophonique écrit sur la base des récits et témoignages des migrants, joué par une troupe d’acteurs professionnels.

Sous la tente

Lectures de textes, récits, poèmes, lettres écrits par les migrants et sélectionnés par Radio Passagers.

Playlist

Un programme de musique dédicacée proposée par des migrants.

LE MODÈLE ÉCONOMIQUE

Les centres de coût du budget de Radio Passagers sont :

  • La création, la maintenance et l’hébergement du site
  • Le matériel de production
  • Les piges des correspondants
  • Le salaire du producteur
  • La fabrication du merchandising

Les recettes proviennent de :

  • La vente du merchandising
  • L’achat de minutes d’antenne
  • Les cotisations des adhérents  à l’association
  • Le sponsoring de certains programmes
  • La monétisation du trafic du site

 

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Pour aller plus loin: