« Les recommandations de fidélité sexuelle étaient prises pour l’aveu d’une affection coupable. Les cadeaux étaient considérés comme des indices à charge : le caractère utilitaire de certains présents pouvait être plaidé mais ceux qui n’étaient manifestement destinés qu’à faire plaisir, enfonçaient les accusés. »
Marie-Anne Matard-Bonucci
Rubriques : À l'ouest d'Aden |
Autres mots-clés: Colonisation italienne, Condition féminine, Éthiopiennes, Faccetta Nera, Giovanni Papini, Guerre d'Ethiopie, La Difesa della razza, Lidio Cipriani, Lois raciales, Madamismo, Sexualité et colonisation
« En dépit de discours affichant un humanisme à l’italienne, les autorités fascistes ne réprimèrent pas ces pratiques barbares des combattants, jugeant plus important de modifier les comportements sur un autre terrain: celui de la sexualité. Quelques mois après le début des hostilités, les relations des Italiens avec les femmes éthiopiennes devinrent, aux yeux des élites fascistes, une véritable « question » politique et une bataille prioritaire du régime. »
Marie-Anne Matard-Bonucci
« Pourquoi Graziani, auteur de massacres en Éthiopie et en Libye, ne fut jamais extradé comme le furent Kappler, Reder et tant d’autres? Pourquoi l’Italie a-t-elle oublié les massacres de la Croatie? Et voilà qu’aujourd’hui les post-fascistes essaient de mettre les massacres des Foibe sur le même plan que la shoah! »
Aldo Zargani
Rubriques : Positions |
Autres mots-clés: Aldo Zargani, Alidades, Antisémitisme, Colonisation italienne, Fascisme italien, Foibe, Graziani, Guerre d'Ethiopie, Histoire et littérature, Histoire et mémoire, L'odeur du lac, Lois raciales, Pour violon seul, Révisionisme
« La mémoire est fragile parce qu’elle est dynamique, elle change avec le temps, et elle s’éloigne imperceptiblement de la vérité objective. Aussi je crois qu’une véritable autobiographie est tenue de « se constituer en roman » pour pouvoir évoquer comment ont été vus, en une époque désormais lointaine, les faits alors qu’ils se produisaient et qu’ils étaient aussitôt reflétés dans l’esprit d’un enfant. Cela m’oblige à raconter ce que je lis à l’intérieur de moi sous la forme d’un roman et, dans le même temps, à me donner tort lorsque c’est nécessaire. »
Aldo Zargani