Youkali, par Roger Fernay.

 

C’est presque au bout du monde
Ma barque  vagabonde
Errant au gré de l’onde
M’y conduisit un jour
L’île est toute petite
Mais la fée qui l’habite
Gentiment nous invite
À en faire le tour

Youkali, c’est le pays de nos désirs
Youkali, c’est le bonheur, c’est le plaisir
Youkali, c’est la terre où l’on quitte tous les soucis
C’est, dans notre nuit, comme une éclaircie
L’étoile qu’on suit, c’est Youkali

Youkali, c’est le respect de tous les vœux échangés
Youkali, c’est le pays des beaux amours partagés
C’est l’espérance qui est au cœur de tous les humains
La délivrance que nous attendons tous pour demain

Youkali, c’est le pays de nos désirs
Youkali, c’est le bonheur, c’est le plaisir
Mais c’est un rêve, une folie
Il n’y a pas de Youkali
Mais c’est un rêve, une folie
Il n’y a pas de Youkali

Et la vie nous entraîne
Lassante, quotidienne
Mais la pauvre âme humaine
Cherchant partout l’oubli
A, pour quitter la terre
Su trouver le mystère
Où nos rêves se terrent
En quelque Youkali

Youkali, c’est le pays de nos désirs
Youkali, c’est le bonheur, c’est le plaisir
Youkali, c’est la terre où l’on quitte tous les soucis
C’est, dans notre nuit, comme une éclaircie
L’étoile qu’on suit, c’est Youkali

Youkali, c’est le respect de tous les voeux échangés
Youkali, c’est le pays des beaux amours partagés
C’est l’espérance qui est au cœur de tous les humains
La délivrance que nous attendons tous pour demain

Youkali, c’est le pays de nos désirs
Youkali, c’est le bonheur, c’est le plaisir
Mais c’est un rêve, une folie
Il n’y a pas de Youkali
Mais c’est un rêve, une folie
Il n’y a pas de Youkali

Teresa Stratas interprète Youkali. Extrait du film de Larry Weinstein, September songs, 1995 (sottotitoli in italiano).

Les autres interprètes du films étaient William S. Burroughs, Elvis Costello, Lotte Lenya, Betty Carter, Nick Cave, Charlie Haden, P.J. Harvey, Mary Margaret O’Hara, The Persuasions, Lou Reed, Charlie Haden, David Johansen.

Kurt Weill composa Youkali, Tango Habanera en 1934 pour la pièce de Jacques Deval, Marie Galante. Les paroles ont été ajoutées par Roger Fernay en 1946. En 1992, la chanson apparaît, avec une référence explicite à Querelle de Rainer W. Fassbinder, dans El lado oscuro del corazón d’Eliseo Subiela.