Besoin d’une ville? Appelle Berlusconi (1977), par Camilla Cederna.

 
« Ils le considèrent comme l’un des plus grands spéculateurs immobiliers de notre temps qui, se servant de grosses protections vaticanes et bancaires, vend les maisons et prend l’argent avant même de les construire, gagnant pour son compte des milliards d’intérêts. Il est lié d’abord avec la base de la Dc (Marcora et Bassetti), ensuite avec son centre, de sorte que le secrétaire départemental Mazzotta lui est dévoué. Son autre point de référence est le Psi [Parti socialiste italien], autrement dit Craxi, autrement dit Tognoli, autrement dit le maire. Voilà qui entre en contradiction avec son aversion pour l’urbanisme comme compromis entre politiciens et constructeurs. »

Camilla Cederna

Pourtant je m’élève, par Maya Angelou.

 
« Vers une aube merveilleusement claire
Je m’élève
Emportant les présents que mes ancêtres m’ont donnés,
Je suis le rêve et l’espérance de l’esclave.
Je m’élève
Je m’élève
Je m’élève »

Maya Angelou

Lettre ouverte des membres du Conseil scientifique du Musée sur l’histoire de la France et de l’Algérie.

 
Chercheurs impliqués bénévolement dans la réalisation du musée sur l’histoire de la France et de l’Algérie, nous avons appris avec une très grande surprise votre intention d’abandonner ce projet très avancé à un an de l’ouverture du musée. Ceci s’est fait de manière abrupte et improvisée, sans dresser un bilan du projet avec l’équipe qui le menait avec dynamisme depuis trois ans, et sans concertation avec le Conseil scientifique du musée, composé de chercheurs qui s’étaient mobilisés pour soutenir sa réorientation, redonner au projet la légitimité scientifique qu’il méritait, et qui ont joué un rôle considérable dans la préparation des salles du musée et des expositions temporaires. En tant que membres de ce Comité, nous déplorons le gâchis que représenterait l’abandon de ce projet de musée sans équivalent en France.

Dopés pour travailler plus: les travailleurs-esclaves de l’Italie centrale, par Angelo Mastrandrea.

 
« La pilule qui aide à supporter la fatigue coûte à peine dix euros, au marché noir de l’esclavagisme pontin. Singh a deux possibilités: faire fondre directement le contenu dans la bouche ou le mélanger au chai, le thé des sikhs. »

Angelo Mastrandrea

Révolution, par Sławomir Mrożek.

 
« Dans ma chambre le lit se trouvait là, l’armoire ici, entre les deux il y avait la table. Jusqu’au jour où j’en ai eu assez. Je déplaçai le lit ici, et l’armoire là. »

Sławomir Mrożek

Chronique d’un lynchage annoncé, par Angelo Mastrandrea.

 
« La nuit du 25 avril à Borgo Bainsizza, dans la province de Latina, au sud de Rome, une ronde de citoyens frappent quatre mineurs roms. C’est le dernier d’une campagne pour l’évacuation du camp d’Al Karama, entre menaces contre ses défenseurs et psychose sécuritaire. Les victimes parlent. »

Angelo Mastrandrea

Aucune chanson n’est innocente: Portugal, 24 avril 1974, par Isabel Violante.

 
« C’est cette chanson d’amour qui est le tout premier signal de déclenchement de la Révolution des Œillets (juste avant « Grândola, Vila Morena » de Zeca Afonso). »

Isabel Violante

Je suis une force du passé, par Pier Paolo Pasolini.

 
« Je suis une force du Passé
Tout mon amour va à la tradition
Je viens des ruines, des églises,
des retables d’autel, des villages
oubliés des Apennins et des Préalpes
où mes frères ont vécu. »

Pier Paolo Pasolini