Mot-clé : Poésie narrative

Tentative de description d’un dîner de têtes à Paris-France, par Jacques Prévert.

« Dehors, c’est le printemps, les animaux, les fleurs, dans les bois de Clamart on entend les clameurs des enfants qui se marrent, c’est le printemps, l’aiguille s’affole dans sa boussole, le binocard entre au bocard et la grande dolichocéphale sur son sofa s’affale et fait la folle. »

Jacques Prévert

Ami, par Carlo Bordini.

« j’ai rendu visite à un ami en train de mourir.
il me pardonna d’être vivant. »

Carlo Bordini

Explication de moi-même, par Carlo Bordini.

« cela n’est pas le rêve d’un poète
soyez en sûrs »

Carlo Bordini

Attente, par Carlo Bordini.

« me surprendre la nuit à sourire
en parlant avec toi, qui
n’es pas là »

Carlo Bordini

Poésie pour Medellin, par Carlo Bordini.

« comme si la vie était un jeu
à affronter avec légèreté. »

Carlo Bordini

Facile prophétie, par Carlo Bordini.

« Les machines se déplaceront de leur propre autonome
volonté, et elles seront vivantes. »

Carlo Bordini

L’essentiel, par Mauro Fabi.

« Depuis neuf ans, tous les matins, je prends le même
autobus pour aller travailler.
Les gitanes aussi qui habitent dans les immeubles HLM
prennent cet autobus, à la même heure,
et descendent peu avant le terminus, à un carrefour
très fréquenté. Cette place est la leur. »

Mauro Fabi

Le royaume des morts de l’empereur, par Mauro Fabi.

« En 221 av. J.-C. Ying Zheing (259-210 av. J.-C.), roi de Qin,
après avoir battu ses adversaires se proclamait
Premier Auguste Empereur des Qin et fondait
le premier état unitaire de la Chine antique. »

Mauro Fabi

Enclave, par Mauro Fabi.

« Ce quartier t’entoure tout est immobile
les cinq supermarchés sont fermés
la pharmacie de garde a baissé ses rideaux
(mais à l’intérieur les lumières sont allumées)
le marché du samedi a été balayé
juste après déjeuner, »

Mauro Fabi

Poésie démente, par Carlo Bordini.

« Dieu était très jaloux
de ses quatre ou cinq collèges et par dépit
il dit:
Mais de toute façon dans quelques années il seront tous cassés, l’un sans
un bras, l’autre sans une jambe, autant
les faire mourir! »

Carlo Bordini