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L’essentiel, par Mauro Fabi.

« Depuis neuf ans, tous les matins, je prends le même
autobus pour aller travailler.
Les gitanes aussi qui habitent dans les immeubles HLM
prennent cet autobus, à la même heure,
et descendent peu avant le terminus, à un carrefour
très fréquenté. Cette place est la leur. »

Mauro Fabi

Enclave, par Mauro Fabi.

« Ce quartier t’entoure tout est immobile
les cinq supermarchés sont fermés
la pharmacie de garde a baissé ses rideaux
(mais à l’intérieur les lumières sont allumées)
le marché du samedi a été balayé
juste après déjeuner, »

Mauro Fabi

La multiplication du silence, par Mauro Fabi.

« Il y a beaucoup de vérité dans ce que tu dis et c’est beaucoup de vérité
que je te demande de supporter. Regarde combien de gens se bourrent
de pastilles pour passer quelques heures de sommeil neutre,
sans ces cauchemars qui reviennent qu’on ne peut pas raconter
ou dont on s’efforce de croire qu’on les a seulement rêvés. »

Mauro Fabi

Il y a, tôt le matin, par Mauro Fabi.

« Il y a, tôt le matin, de brefs
moments de stase, »

Mauro Fabi

Avec l’été qui s’approche, par Mauro Fabi.

« Avec l’été qui s’approche la ville
commence à se transformer à
devenir autre. »

Mauro Fabi

Rester assis dans le noir, par Mauro Fabi.

« se sentir si proches de la compréhension
de tout
si inutilement proches… »

Mauro Fabi

Tous les jours, par Mauro Fabi.

« Tous les jours j’essaie
de recommencer
je recommence du point que j’ai
laissé en suspens le soir avant
de m’endormir. »

Mauro Fabi

Mauro Fabi, par Carlo Bordini.

« Cette douleur immobile n’est en rien celle de quelqu’un qui s’apitoie sur son sort. La poésie sur les mots est très lucide: les mots sont fragiles parce que le monde qu’ils ne décrivent pas en réalité n’existe pas. Il y a, dans la poésie de Mauro Fabi, une conscience qui, subtilement, sans bruit, donne sur le visionnaire. »

Carlo Bordini

La poésie et la vérité, par Mauro Fabi.

« Je ne crois pas que la poésie représente une autre manière de « nommer » les choses. En pareil cas nous devrions postuler l’existence de différents niveaux de langage et de différents niveaux de compréhension, et tout prendrait un air vaguement technique, qu’on pourrait réduire à une capacité à décoder. »

Mauro Fabi

Le chat de Schrödinger, par Francis Harvey.

« Alors je travaille pour l’oubli, à écrire
ce qu’on ne lit pas, juste pour ressentir
ce que c’est qu’être mort tout en étant vivant. »

Francis Harvey