Rubrique : Reportage

Mediterranea: rencontre avec Koudous Seihon, acteur, par Olivier Favier.

 
« Nous sommes dans l’un des bars africains de Rosarno -il y en a en tout une dizaine- où l’on vend de la nourriture achetée en gros à Naples, des cosmétiques rangés dans une petite armoire vitrée, où l’on boit surtout des canettes de Peroni ou de soda en regardant la télé.  »

Olivier Favier

Hôtel de Picardie, par Olivier Favier.

 
« Garran a un sourire immense et contagieux, qu’il promène sur le monde sous de grands yeux d’enfant espiègle. Il ne fait pas tout à fait ses seize ans, et je finis par lui dire qu’à l’observer quelques secondes on est heureux pour le reste de la journée. »

Olivier Favier

La richesse de ce monde, par Olivier Favier.

 
« La solidarité en effet n’est pas un simple impératif moral qui voudrait qu’on prête une attention privilégiée aux plus faibles. C’est une conception de la vie qui voit en l’autre la première des richesses. »

Olivier Favier

Abakar ou la disparition, par Olivier Favier.

 
« Dans un monde qui ne veut pas de lui, Abakar a choisi de disparaître. Qui saura le retenir? »

Olivier Favier

Tatiana et Stéphanie, utiles et solidaires, par Olivier Favier.

 
« Tatiana et Stéphanie habitent aux environs du métro Marx-Dormoy, dans le dix-huitième arrondissement de Paris. Pour aller au travail, Tatiana passe chaque jour ou presque devant le campement de la Chapelle, où quelques centaines de migrants, des réfugiés soudanais et érythréens pour la plupart, se serrent pour certains depuis des mois dans l’attente d’une solution qui ne veut pas venir. Un jour, elles se sont arrêtées pour parler, avec l’envie de faire quelque chose d’utile, qui ait du sens. »

Olivier Favier

Mamadou, hier, aujourd’hui et demain, par Olivier Favier.

 
« Mamadou est un garçon posé, presque timide, dont le visage souvent impassible s’éclaire parfois d’un large et enfantin sourire, comme pour rappeler qu’il n’a pas encore dix-sept ans. »

Olivier Favier

À Naples, l’Islam fait partie de la famille, par Angelo Mastrandrea.

 
« Encore une fois la ville-éponge de la célèbre métaphore de Walter Benjamin, ce lieu, selon l’écrivain et philosophe allemand, capable d’absorber chaque culture en la transformant et de ce fait en continuel devenir, s’avère capable de se comporter de manière différente du reste de l’Italie. »

Angelo Mastrandrea

Mohamed, itinéraire d’un enfant doué, par Olivier Favier.

 
« Mohamed aura dix-huit ans en juin. Né en Côte-d’Ivoire de parents burkinabés, il a parcouru quelques 7000 kilomètres en un an avec pour seul objectif de pouvoir étudier. »

Olivier Favier

Calais, le jour d’après, par Olivier Favier.

 
« Le 2 juillet 2014, à 6h30 du matin, le centre de ravitaillement de la rue de Moscou a été évacué par les forces de l’ordre. L’article qui suit est le récit de choses vues et entendues les 3 et 4 juillet, en marge des comptes-rendus factuels rapportés par les principaux médias, sur la base des déclarations officielles et des dépêches de l’AFP. »

Olivier Favier

Besoin d’une ville? Appelle Berlusconi (1977), par Camilla Cederna.

 
« Ils le considèrent comme l’un des plus grands spéculateurs immobiliers de notre temps qui, se servant de grosses protections vaticanes et bancaires, vend les maisons et prend l’argent avant même de les construire, gagnant pour son compte des milliards d’intérêts. Il est lié d’abord avec la base de la Dc (Marcora et Bassetti), ensuite avec son centre, de sorte que le secrétaire départemental Mazzotta lui est dévoué. Son autre point de référence est le Psi [Parti socialiste italien], autrement dit Craxi, autrement dit Tognoli, autrement dit le maire. Voilà qui entre en contradiction avec son aversion pour l’urbanisme comme compromis entre politiciens et constructeurs. »

Camilla Cederna