Poésie pour Medellin, par Carlo Bordini.

 

Sur une photo de réfugiés d’une inondation
un homme marche dans l’eau qui lui arrive à la poitrine
un chien nage près de lui, mais on voit que l’homme le tient près de soi d’une main
sur ses épaules l’homme a une petite fille
qui tient dans une main les chaussures de l’homme
la petite fille tient une main sur les cheveux de l’homme
et regarde vers le petit chien avec un air un peu absorbé
elle me rappelle d’autres figures féminines
rencontrées en Colombie
comme si la vie était un jeu
à affronter avec légèreté

Traduit par Olivier Favier.
 

Inondations en Argentine, avril 2011.


 

POESIA PER MEDELLIN

 
In una foto degli scampati a un’inondazione
un uomo cammina nell’acqua che gli arriva al petto
un cane gli nuota accanto, ma si vede che l’uomo lo tiene accanto a sé con una mano
sulle spalle l’uomo ha una bambina
che tiene in una mano le scarpe dell’uomo
la bambina tiene una mano sui capelli dell’uomo
e quarda verso il piccolo cane con un’aria un po’ assorta
mi ricorda altre figure femminili
conosciute in Colombia
come se la vita fosse un gioco
da affrontare con leggerezza

Poesia inedita.