Il y a, tôt le matin, par Mauro Fabi.

 

Il y a, tôt le matin, de brefs
moments de stase,
quand le flux des automobiles
s’interrompt soudain et que le silence
des cimetières semble tomber sur la rue,
un silence fait d’échos lointains,
de souvenirs d’autres époques, époques
qui se traînent en mimant un
caractère cyclique…

La mort est une inutile ombre sans forme,
une pierre éclose qui ne fleurit jamais
dans l’humide place qui t’est due.

Traduit par Olivier Favier. Extrait de Mauro Fabi, Le domaine des morts/ Il dominio dei morti, Évian, Alidades, 2010.

Ci sono, al mattino presto, brevi
momenti di stasi,
quando il flusso delle automobili
d’un tratto s’interrompe e il silenzio
dei camposanti sembra calare sulla strada,
un silenzio fatto di echi lontani,
di ricordi di altre epoche, epoche
che si trascinano mimando una
ciclicità…

La morte è un’inutile ombra senza forma,
schiusa pietra che mai fiorisce
nell’umido posto che ti compete.