Notre-Dame-des-Landes, 24 – 25 novembre 2012.

« Je ne vous fais ci que la liste des patients les plus gravement blessés. Il semble que l’on dénombre une centaine de blessés durant ces deux jours. Je vous précise également que nous tenons à votre disposition les photos des lésions constatées. »

Docteur Stéphanie L

Des outils pour dire non, rencontre avec François Nadiras (LDH Toulon), par Olivier Favier.

« En juin 2004, François Nadiras conçoit seul un site qu’il veut d’emblée simple et lisible, avec quelques rubriques et sous-rubriques, pour que chacun puisse y voyager commodément. En exergue, on peut lire cette phrase de Pierre Vidal-Naquet: « Si l’Histoire sert à quelque chose, c’est à ouvrir les yeux. » C’est une façon “humaniste” de lier curiosité, érudition et exigence morale. »

Olivier Favier

Vigilance, par André Breton.

« Je ne touche plus que le cœur des choses je tiens le fil »

André Breton

Juillet 60, par Carlo Bordini.

« Juillet 60 ne devint un point de référence pour aucune force politique. On n’en parla plus, ni pour l’exalter ni pour l’exécrer. Je crois que cela vient du fait que ce fut un mouvement qui glissa des mains de tout le monde, et qui aurait pu devenir un exemple dangereux. On s’en servit puis on le mit à l’écart: mais il vaudrait la peine aujourd’hui d’en rappeler l’existence. »

Carlo Bordini

La folie au front. Les traumatisés de la Grande Guerre. Entretien avec Laurent Tatu.

« C’est la première fois qu’il y autant de cas cliniques neurologiques et psychiatriques, de médecins, neurologues et psychiatres, réunis au même endroit, sur un front de 800 km. Beaucoup de signes neurologiques dont on se sert encore aujourd’hui sont décrits pendant la Grande Guerre. On a fait des progrès énormes dans la topographie cranio-encéphalique. Ce que je dis vaut aussi, bien entendu, pour la médecine britannique ou allemande. Ce n’est peut-être pas aussi spectaculaire que la chrirurgie maxillo-faciale des gueules cassées, mais ce sont de vraies avancées.

Du côté neuro-psychique, les avancées sont plus tardives. À partir du printemps 1918, les autorités militaires commencent à changer de regard sur les traumatisés de guerre, surtout du côté français. Durant la deuxième guerre mondiale, il y a très peu d’excès sur les « simulateurs potentiels », les névrosés de guerre. Les blessés psychiques sont considérés comme des soldats malades, même par les médecins nazis. »

Laurent Tatu

Montreuil: le Mali en échos, par Aline Jobert.

Durant l’été 2010, Aline Jobert a voyagé au Mali. En novembre 2012, elle est allée à Montreuil, «la seconde ville malienne au monde après Bamako», à l’écoute d’une communauté inquiète.

Marco Tullio Giordana et le roman d’un massacre, par Olivier Favier.

« À près de quarante années de distance, il serait temps de renverser les phrases toujours répétées de Pier Paolo Pasolini. Nous ne savons pas, non, nous ne saurons jamais. Nous ne savons pas, mais nous avons des preuves. Des preuves que beaucoup ont menti, mentent et mentiront encore tant que des menaces continueront à peser sur leur vie, qu’ils auront intérêt à le faire, par orgueil ou par simple habitude. Que tout ce qui pourrait sembler acceptable pour un État démocratique et une société civile ne résiste à aucun examen sérieux. Que les historiens comme les juges sont demeurés impuissants à rendre une vérité qui gît seulement dans notre imaginaire. Dans le laboratoire des années 70, l’Italie toute entière s’est changée en roman. »

Olivier Favier

Altaigle (extraits), par Vicente Huidobro.

« Il n’y a pas de temps à perdre
Et si l’instant banal survient
Qu’il suive la meilleure voile. »

Vicente Huidobro

Versions, par Eliseo Diego.

« La mort est cet ami qui apparaît sur les photographies de famille, discrètement sur un bord, et que personne jamais n’est parvenu à reconnaître. »

Eliseo Diego