Madagascar: récit d’une colonisation (2), par Olivier Favier.

« L’expédition de 1895 ne doit son salut qu’à l’absence de résistance organisée et à la décision du général Duchesne d’envoyer une colonne mobile de quatre mille hommes prendre Tananarive. »

Olivier Favier

Madagascar: récit d’une colonisation (1), par Olivier Favier.

« Le premier Européen à apercevoir Madagascar n’est pas un Français, mais le Portugais Diogo Dias, frère du plus célèbre Barlolomeu. Nous sommes en août 1500, le jour de la Saint Laurent, et le navigateur baptise cette île l’Ilha de Sâo Lourenço. »

Olivier Favier

Madagascar: récit d’une colonisation (introduction), par Olivier Favier.

« Quand Gallieni rejoint Tananarive, en septembre 1896, il est doté des pleins pouvoirs, civils et militaires. Il les conserve jusqu’en 1905. »

Olivier Favier

Wanted! Ando Gilardi, par Marco Belpoliti.

 » La police fédérale américaine se constituera en peu de temps de gigantesques archives visuelles destinées à dépasser toutes les collectes de photos signalétiques du passé. Une mesure préventive contre le terrorisme, mais aussi un système pour ficher, sans qu’ils aient pour cela commis le moindre délit, un nombre très élevé de personnes.  »

Marco Belpoliti

Le Massacre d’Ambiky en 1897, par Paul Vigné d’Octon.

« Au point du jour, par six côtés à la fois, on entre dans la ville endormie, les Sénégalais se ruent dans les maisons, le massacre commence. Surprise sans défiance, sans moyen de résister, la population entière est passée au fil des baïonnettes. »

Paul Vigné d’Octon

Bonheur et contentement, par Jean-Jacques Rousseau.

« J’ai peu vu d’hommes heureux, peut-être point : mais j’ai souvent vu des cœurs contens, & de tous les objets qui m’ont frappé, c’est celui qui m’a le plus contenté moi-même. »

Jean-Jacques Rousseau

Est-ce ainsi que les hommes changent?, par Olivier Favier.

« On peut sourire des symboles, et leur préférer, à juste titre, l’aspect concret d’une politique. Pour autant, on s’en souvient, la journée d’investiture du premier septennat de François Mitterrand -avec tout le mal qu’on est en droit de penser du personnage et de sa froide ambition- avait été marquée par une visite au Panthéon, rhétorique et régalienne en diable, mais en hommage au moins à des noms respectables: ceux de Jean Jaurès et de Jean Moulin. »

Olivier Favier

Mai 78, un maggio italiano (texte intégral), par Olivier Favier.

« Les morts d’Aldo Moro, de Peppino Impastato, de Roberto Rigobello, et de ceux dont avant ou après on a perdu ou gardé la mémoire, appartiennent au passé désormais.

Quoi qu’il arrive, à moins de ne pas voir ce qui se passe aujourd’hui autour de nous, nous cheminons plus vite que ces fantômes aux fronts troués.

Et puis, à s’en tenir aux morts, c’est comme si l’essentiel de ce maggio italiano restait encore à dire.

Deux dates en fait, souvent absentes des chronologies, ou présentées comme secondaires, parce que liées à des problèmes de société -comme si, au fond, la société ne devait pas être la fin de toute politique.

Les 13 et 22 mai 1978.

Deux lois, la 180 et la 194, toujours en vigueur aujourd’hui.

Plus de trente ans plus tard, la première, qui a mis fin à l’institution psychiatrique, demeure unique au monde.

La seconde a permis l’avortement. »

Olivier Favier

Des tréteaux dont on fait les rêves, par Olivier Favier.

« Un jour à Turin, vers la fin des années 1990, j’emmenai un ami voir la Piazza della Repubblica, une vaste étendue sombre et métaphysique dont le ciel strié de câbles électriques m’évoquait immanquablement L’expérience de la nuit de Marcel Béalu. »

Olivier Favier