Mogadoxo 1878 (Mogadiscio), par Georges Révoil.

« Le 22 février, à 3 heures, nous sommes mouillés en face de Mogadoxo. (…) Un boutre tire un coup de canon en amenant le pavillon musulman; tous les autres mouillés à son côté suivent son exemple. »

Georges Révoil

Magdochou 1888 (Mogadiscio), par Élisée Reclus.

« C’est la cité fameuse qu’Ibn Batouta dit être « immense » et dont le nom, grandi par la renommée, a fini par être attribué à l’île de Madagascar. »

Élisée Reclus

Mogadiscio 1891, par Luigi Robecchi Bricchetti.

« Mogadiscio se présente comme un ensemble gai et coquet, dans le blanc des maisons fines et anguleuses, paresseusement étendues et nimbées de torride lumière, le long de la côte léchée tout autour par la mer.
Quand le bateau s’approche, la ville commence à présenter des profils plus nets et plus clairs, de sorte qu’on distingue aussitôt comment elle se divise en deux parties nettement séparées l’une de l’autre par un palais qui domine au milieu et qui est la résidence du Gouverneur. Ce sont deux gros bourgs reliés entre eux par cet édifice majestueux. »

Luigi Robecchi Bricchetti

La fin du monde, par Eugène Mouton (Mérinos).

« J’ai dit que la Terre finira par suite de l’action même des lois de sa vie actuelle. Il s’agit maintenant de rechercher quel est, de tous ces agents fonctionnant pour l’entretien de la vie du globe terraqué, celui qui est appelé à la détruire un jour. Je le dis sans hésiter : cet agent, c’est celui-là même auquel la Terre a dû primitivement son existence : c’est la chaleur. La chaleur boira la mer ; la chaleur mangera la Terre : et voici comment cela arrivera. »

Eugène Mouton.

Corrida et fascisme, par George Orwell.

« Même à Barcelone, il y avait bien rarement à l’heure actuelle une course de taureaux; je ne sais pour quelle raison tous les meilleurs matadors étaient fascistes. »

George Orwell

L’éléphant, par Henri de Régnier.

« C’est un tableau très amusant. Dans une sorte de baraque foraine dont on distingue, au fond de la toile, les planches mal jointes et dont le sol est jonché de paille, se dresse une estrade basse sur laquelle parade, avec un sérieux comique et une gravité naïve, un jeune éléphant. »

Henri de Régnier

Ailleurs, par Julian Tuwim (traduction de Jacques Burko).

« Tuwim et ses contradictions illustrent aussi l’ambiguïté qui habite chacun de nous -et c’est peut-être ce qui me l’a rendu proche, au point d’avoir le désir de le partager, dans la mesure où la chose est possible, avec le lecteur français. À lui désormais d’apprécier. »

Jacques Burko

Le problème de l’amour, par Errico Malatesta.

« Tant que les hommes auront les sentiments qu’ils sentent -et un changement politique et économique de la société ne nous semble pas suffisant pour les modifier radicalement- l’amour produira en même temps de grandes joies et de grandes douleurs. On pourra les amoindrir et les atténuer en éliminant toutes les causes qui peuvent l’être, mais leur destruction complète est impossible. »

Errico Malatesta

La famille Rosselli: une autre Italie entre politique, histoire et poésie, entretien avec Stella Savino.

« Je me répétais que Matteotti était connu, Gramsci et Gobetti aussi. Il y a des noms qu’on ne peut pas ne pas connaître, alors qu’en quelque sorte il est permis de ne rien savoir des frères Rosselli. »

Stella Savino