La première journée à Paris, par Edmondo de Amicis.

« On ne voit jamais Paris pour la première fois. »

Edmondo de Amicis

Paris, capitale du dix-neuvième siècle, par Walter Benjamin -avec un film et des photogrammes de Benjamin Bardou.

« L’objet de ce livre est une illusion exprimée par Schopenhauer, dans cette formule que pour saisir l’essence de l’histoire il suffit de comparer Hérodote et la presse du matin. C’est là l’expression de la sensation de vertige caractéristique pour la conception que le siècle dernier se faisait de l’histoire. »

Walter Benjamin

Cìncali (Marcinelle), par Mario Perrotta et Nicola Bonazzi.

« Juillet 1956: Le journal italien l’Unità publie enfin un article dénonciateur très circonstancié sur les conditions de travail des mineurs en Belgique.
Quelques jours plus tard:
8 Août 1956 Marcinelle: 262 morts, 136 italiens.
8 heures du matin. Bassin de Charleroi, Marcinelle, nom de la mine : Amer-Cœur. »

Mario Perrotta et Nicola Bonazzi

Cìncali (le député Brusasca), par Mario Perrotta et Nicola Bonazzi.

« C’est le sous-secrétaire aux affaires étrangères, le député Brusasca qui parle. Le 23 juin 1946, soit seulement 20 jours après le référendum Monarchie-République en Italie, l’Italie avait conclu un accord avec la Belgique pour l’envoi de main d’œuvre italienne dans les mines. Les termes de l’accord étaient les suivants: Envoi de 50.000 ouvriers nationaux de moins de 35 ans et en parfaite santé, en convoi hebdomadaire de 2.000 unités.
Pour chaque mineur italien, l’Italie recevra 200Kg de charbon par jour. »

Mario Perrotta et Nicola Bonazzi

Une autre Iliade (La dernière nuit), par Massimo Barilla et Salvatore Arena.

« Après dix années de combats, d’épées, de sang. Qu’est-ce que vous auriez fait?
Vous n’y auriez pas cru? Vous n’auriez pas cru qu’ils étaient partis? Qu’ils avaient quitté cette terre? Qu’ils avaient laissé seulement ce cheval et s’en étaient allés? »

Massimo Barilla et Salvatore Arena

Une autre Iliade (Le cheval), par Massimo Barilla et Salvatore Arena.

« Dis-nous la vérité! Thersite?
La vérité? Donnez-moi une barque avec dix rameurs et je vous dirai la vérité.
Tu dis la vérité et nous te donnerons la barque, mais attention à ce que tu dis.
Dans le ventre du cheval, il y a douze hommes, je connais leurs noms, cette nuit ils descendront du cheval, ils ouvriront les portes, il vous tueront tous, un à un. »

Massimo Barilla et Salvatore Arena

Arrange-toi (extraits), par Saverio La Ruina.

« Elles s’arrangeaient comme elles pouvaient, elles s’arrangeaient parce qu’il le fallait bien, elles s’arrangeaient avec les faiseuses d’anges, que tu savais que tu y entrais vivante et tu savais pas si tu en ressortais morte. »

Saverio La Ruina

Sex machine (extrait), par Giuliana Musso.

« Les statistiques nous disent que sur cent femmes violées en Italie,
20 l’ont été par leur mari,
17 par leur petit copain
24 par un ami
3 et demi seulement par un maniaque inconnu.
Ces chiffres vous font peur ?
Rassurez-vous, les gars :
Le sexe c’est la sécurité : 90 pour cent de ces femmes ne dénoncent pas leur violeur… »

Giuliana Musso

Mai Morti (Debré Libanos), par Renato Sarti.

« Les gaz ! Le problème n’était pas de savoir s’il fallait les utiliser ou pas – là-dessus tout le monde était d’accord – le problème était la Société des Nations qui en avait interdit l’utilisation depuis 1925. Et Mussolini est donc contraint de 1) bombarder les hôpitaux de campagne, les postes de la Croix Rouge américaine, égyptienne, suédoise, anglaise. Ce sont eux qui espionnent pour Genève ! Les Anglais n’en croient pas leurs yeux, ils pensent que c’est une erreur, ils exposent un beau grand drapeau carré de 14 mètres sur 14 avec la croix rouge. Quand la croix est touchée en plein centre, alors là ils y croient ; 2) Envoyer de temps en temps des télégrammes comme celui du 5 Janvier 1937 : « Suspendre l’utilisation des gaz jusqu’à la prochaine réunion de Genève… » Et le farouche Badoglio qui n’en à rien à foutre, répond quatre jours plus tard : « Utilisation de l’ypérite très efficace. Cris de terreur parmi la population. » Cris de terreur…Tu m’étonnes ! »

Renato Sarti

Lo esencial, de Mauro Fabi.

« Desde hace nueve años, todas las mañanas, tomo el mismo
autobús para ir a trabajar. »

Mauro Fabi