Tous les jours, par Mauro Fabi.

« Tous les jours j’essaie
de recommencer
je recommence du point que j’ai
laissé en suspens le soir avant
de m’endormir. »

Mauro Fabi

Lettre aux recteurs des Universités européennes.

« Au nom même de votre logique, nous vous disons: la vie pue, messieurs, regardez un instant vos faces, considérez vos produits. À travers le crible de vos diplômes, passe une jeunesse efflanquée, perdue. Vous êtes la plaie du monde, messieurs, et c’est tant mieux pour ce monde, mais qu’il se pense un peu moins à la tête de l’humanité. »

Lettre collective du groupe surréaliste sur une proposition originale d’Antonin Artaud.

Flore et faune, par Rodolfo Alonso.

« Le paradis est un rêve animal. »

Rodolfo Alonso

Les amis ont achevé leur voyage, par Mauro Fabi.

« Le cours de ces rapports est ondulatoire, leur durée
faussement jugée éphémère, se transforme finalement
en un lien dont personne ne voulait. »

Mauro Fabi

L’effort humain, par Jacques Prévert.

« L’effort humain n’a pas de vraie maison
il sent l’odeur de son travail
et il est touché aux poumons
son salaire est maigre
ses enfants aussi
il travaille comme un nègre
et le nègre travaille comme lui »

Jacques Prévert

Passage du Nord-Ouest, par Thomas de Quincey

« J’aurais pu croire parfois que je venais de découvrir, moi le premier, quelques unes de ces terrae incognitae, et je doutais qu’elles eussent été indiquées sur les cartes modernes de Londres. »

Thomas de Quincey

Il y aura sûrement, par Andrea di Consoli.

« Nous sommes restés au bar des jours entiers
Avec le poids du temps et de la faute
Avec un terrible désir d’embrasser le monde
Au cas où il se serait présenté. »

Andrea di Consoli

Il y a des hommes, par Mauro Fabi.

« Il y a des hommes dont les vies secrètes »

Mauro Fabi

Le célibataire trahi par les cocus du système, par Olivier Favier.

« Pour autant, je ne sais pas qu’avoir raison avec un imbécile contre un autre imbécile ou plusieurs n’ait jamais statué de quelconque manière pour une quelconque vérité. »

Olivier Favier

Des ruines (3), par Jean-Luc Raharimanana.

« Je suis encore debout. Des paroles figées dans la décrépitude magnifique. Cette simple conscience que la vie est encore érigée dans l’instant, qu’importent les poussières qui tombent de mes ruines, vivre est toujours laisser une part de soi à la mort.

C’est de là que (j’écris) je parle…

De mes ruines. »

Jean-Luc Raharimanana